Patrimoine

  • Ding dong

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    Depuis des siècles, elle rythme la vie de notre village, retentissant toutes les heures et lors des offices réguliers ou à l'occasion des baptèmes, mariages ou... enterrements.

    La cloche de notre vénérable église fait partie de notre patrimoine, que l'on soit croyant ou non.

    Elle est audible à plusieurs centaines de mètres (lorsque le bruit des avions ne la couvre pas) , et si par le passé elle avait une utilité pour connaître l'heure, ce n'est plus le cas à présent mais elle garde une forte valeur symbolique.

    Je vous propose de l'écouter un dimanche midi

    Ou d'écouter le témoignage du regretté Jokke qui raconte une annecdote datant de la seconde guerre mondiale:

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    ANTE GLADIUM ALII LEVITATE PENNA ET HUMOREM

  • Des pierres qui leur parlent

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    Le weekend dernier, se tenaient les Journées du patrimoine en région bruxelloise. Et pour la première fois depuis plusieurs années, Haren en faisait partie.

    DSCN7254.JPGLe thème tournait autour des "Zavelsteenen" (ou pierre de sable) qui étaient autrefois extraites de carrières locales (dont une au Keelbeek) et qui ont servi à bâtir un certain nombre de bâtiments emblématiques de notre village dont le Castrum ou l'église.

    Si les visites commentées (dont une à vélo) ont fait le plein les deux jours, les organisateurs regrettent le peu de participation des harenois. Ils ont accueilli des personnes issues non seulement de la région bruxelloise, mais aussi des deux Brabant et même de Gand! Le dimanche sans voiture, des amateurs ont même garé leur véhicule à Diegem pour rejoindre le centre de Haren à pied!

    A cette occasion, l'intérieur de l'Eglise pouvait également se visiter en dehors des offices.

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    ANTE GLADIUM ALII LEVITATE PENNA ET HUMOREM

  • Terres des Villes

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    Bruxelles se voudrait une capitale verte, et il est vrai qu'elle a un passé d'agriculture urbaine. Las, malgré de belles paroles, les politiciens agissent à l'encontre de la ruralité urbaine.

    chicon harenberg.jpgDes chercheurs de l'ULB et de la faculté Saint-Louis ont mené une étude sérieuse sur la place de l'agriculture dans notre milieu urbain. Cela a débouché sur un livre dont deux chapitres parlent plus précisément de Haren.

    Voici comment ils présentent leur ouvrage:

    " Depuis quelques années, on voit surgir dans les villes des expériences qui renouvellent sur des modes collectifs la tradition des anciens potagers urbains. En se glissant dans les interstices de la ville, sur des terrains oubliés, dans l’angle mort de barres d’immeubles ou sur les toits des bâtiments, elles interrompent « le long orphelinat » des bâtiments sans âme dont la fureur immobilière a le secret. À partir de Bruxelles, où existait une tradition de maraîchage spécialisé et de jardins ouvriers, l’ouvrage retrace l’histoire de la ville nourricière et des combats qu’elle suppose, et témoigne des expériences nouvelles, quelquefois victorieuses du béton, le temps de reprendre son souffle et sa bêche."

    Ce livre sera disponible dans toutes les bonnes librairies dés le 23 avril au prix de 25 €

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  • Des ponts qui tiennent

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    Ces derniers temps, les ponts et tunnels bruxellois ont régulièrement fait la une de l'actualité. En cause: leur dégradation précoce.

    pont04 650.jpgMais si ces ouvrages d'art, érigés à la fin du siècle dernier semblent très mal vieillir (faute d'entretien), il en est qui tiennent le coup depuis plus d'un siècle sans nécessiter de soins particuliers.

    C'est ainsi que plusieurs ponts de chemin de fer, bâtis vers 1910, enjambent les rues de Haren, et, bien que subissant d'importantes contraintes et vibrations de part le passage de lourds convois ferroviaires, ils passent allègrement les décennies sans faire parler d'eux. La technique utilisée à l'époque, voutes en briques et pierre bleue, est particulièrement résistante.

    pont03 650.jpgMettre en oeuvre une telle technique à l'heure actuelle serait particulièrement couteuse en main d'oeuvre qualifiée, mais le surcout de la construction serait à terme largement compensé par des couts d'entretien négligeable.

    Ce n'est pas le cas des ouvrages en béton, qui, s'ils sont moins chers au départ, coutent bien plus chers à l'entretien et en réparation. Leur durabilité n'est pas garantie!

    harenberg01.pngIl n'y a pas que les ponts et tunnels qui sont touchés par les "maladies du bétons", certains logements comme la cité Harenberg (qui présente déjà des signes de vieillissement prématuré) ne résisteront pas au temps. Le choix du béton est une vision à court terme de politiciens pour qui le calendrier est rythmé par les échéances électorales, et si des problèmes se posent, ce sera pour leurs successeurs!

    Au fait, le dernier tunnel creusé en région bruxelloise l'a été à Haren: il s'agit du tunnel OTAN!!! Inauguré en 2012, combien de temps tiendra-il?

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  • La ferme Vandergoten

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    vdg02.jpgVous connaissez certainement les déménageurs Vandergoten qui possèdent un dépôt au 60 de la rue Arthur Maes. Mais saviez-vous que cette famille a autrefois exercé un métier très différent?

    En 1867, on recensait dans le centre de Bruxelles 132 vacheries et 604 vaches. La famille Vandergoten a exploité l’une de ces vacheries de 1878 à 1948. Parallèlement, elle était également propriétaire d’une entreprise de déménagement qui eut la particularité d’utiliser le cheval de trait jusque 1970.

    vdg03.jpgA travers un choix de photographies, d’archives et d’objets, issus des collections des Archives de la Ville dont celles de la famille, acquises en 2012, le visiteur découvrira l’importance de l’élevage de vaches en ville au milieu du 19e siècle et les problèmes d’insalubrité qu’il génère. Il pourra aussi comprendre comment cette famille de vachers évolua vers une entreprise de déménagement renommée.

    L'exposition se tient jusqu'au 13 octobre (du lundi au vendredi) aux Archives de la Ville de Bruxelles, rue des Tanneurs, 65 à 1000 Bruxelles. Entrée libre.

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