Patrimoine

  • Des ponts qui tiennent

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    Ces derniers temps, les ponts et tunnels bruxellois ont régulièrement fait la une de l'actualité. En cause: leur dégradation précoce.

    pont04 650.jpgMais si ces ouvrages d'art, érigés à la fin du siècle dernier semblent très mal vieillir (faute d'entretien), il en est qui tiennent le coup depuis plus d'un siècle sans nécessiter de soins particuliers.

    C'est ainsi que plusieurs ponts de chemin de fer, bâtis vers 1910, enjambent les rues de Haren, et, bien que subissant d'importantes contraintes et vibrations de part le passage de lourds convois ferroviaires, ils passent allègrement les décennies sans faire parler d'eux. La technique utilisée à l'époque, voutes en briques et pierre bleue, est particulièrement résistante.

    pont03 650.jpgMettre en oeuvre une telle technique à l'heure actuelle serait particulièrement couteuse en main d'oeuvre qualifiée, mais le surcout de la construction serait à terme largement compensé par des couts d'entretien négligeable.

    Ce n'est pas le cas des ouvrages en béton, qui, s'ils sont moins chers au départ, coutent bien plus chers à l'entretien et en réparation. Leur durabilité n'est pas garantie!

    harenberg01.pngIl n'y a pas que les ponts et tunnels qui sont touchés par les "maladies du bétons", certains logements comme la cité Harenberg (qui présente déjà des signes de vieillissement prématuré) ne résisteront pas au temps. Le choix du béton est une vision à court terme de politiciens pour qui le calendrier est rythmé par les échéances électorales, et si des problèmes se posent, ce sera pour leurs successeurs!

    Au fait, le dernier tunnel creusé en région bruxelloise l'a été à Haren: il s'agit du tunnel OTAN!!! Inauguré en 2012, combien de temps tiendra-il?

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  • La ferme Vandergoten

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    vdg02.jpgVous connaissez certainement les déménageurs Vandergoten qui possèdent un dépôt au 60 de la rue Arthur Maes. Mais saviez-vous que cette famille a autrefois exercé un métier très différent?

    En 1867, on recensait dans le centre de Bruxelles 132 vacheries et 604 vaches. La famille Vandergoten a exploité l’une de ces vacheries de 1878 à 1948. Parallèlement, elle était également propriétaire d’une entreprise de déménagement qui eut la particularité d’utiliser le cheval de trait jusque 1970.

    vdg03.jpgA travers un choix de photographies, d’archives et d’objets, issus des collections des Archives de la Ville dont celles de la famille, acquises en 2012, le visiteur découvrira l’importance de l’élevage de vaches en ville au milieu du 19e siècle et les problèmes d’insalubrité qu’il génère. Il pourra aussi comprendre comment cette famille de vachers évolua vers une entreprise de déménagement renommée.

    L'exposition se tient jusqu'au 13 octobre (du lundi au vendredi) aux Archives de la Ville de Bruxelles, rue des Tanneurs, 65 à 1000 Bruxelles. Entrée libre.

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  • Haren à la Carte

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    BXL Haren_FR_170509-page-001.jpgLes Monuments et Site de la région Bruxelles-Capitale viennent de publier une nouvelle brochure consacrée à Haren. Elle consiste en une série de cartes vous incitant à faire des balades découvertes mais vous conte aussi l'histoire de Haren, son patrimoine passé et présent. Cette plaquette comprend en outre un jeux vous incitant à observer les détails de certaines façades. Une bonne manière pour découvrir ou redécouvrir notre village.

    Vous pouvez vous procurer gratuitement "Haren à la Carte" aux Halles Saint-Géry ou la télécharger sur le site des Monuments et Sites: http://patrimoine.brussels/decouvrir/publications/circuits/a-la-carte/a-la-carte

    Ou plus simplement en cliquant sur ce lien: Haren à la Carte

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  • Architecture chiconnière

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    Haren a été longtemps une commune rurale dont l'essentiel des activités était tourné vers le maraîchage. Les exploitations étaient de petite taille (moins de 3 hectares en moyenne). Ainsi, on voit encore un peu partout dans notre village des bâtiments construits fin XIXe début du XXe siècle dont la vocation agricole ne fait aucun doute.

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    -1- Vestibule; -2- Cuisine; -3- Salon; -4- Chambre; -5- WC; -6- Grange; -7-Cour; -8- Porcherie; -9- Ecurie; -10- Remise; -11- Laverie; -12- Grenier

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    Ces fermes comptent généralement deux niveaux et sont dotées d'une porte cochère sous linteau métallique. Leur taille était généralement proportionnelle à celle de l'exploitation et donc à la prospérité de l'agriculteur. Certaines ont une façade cimentée, et on peut encore y voir la signature du cimenteur.

    Cette architecture, liée à la culture maraîchère et plus particulièrement à celle du chicon, s'inscrit dans un tissu de constructions mitoyennes possible grâce à la taille réduite des exploitations. Il était typique de la région de culture du witloof, et particulièrement de Schaerbeek, Evere et Haren. Les deux premières communes ayant connu une urbanisation plus intense que Haren, il n'y a plus guère qu'ici qu'on trouve de nombreux exemples de cette architecture.

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  • Retour vers le papier... peint

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    Les UPL, ou Usines Peters Lacroix, pour les plus jeunes cela ne dit pas grand chose; mais pour les plus anciens, c'était une véritable institution à Haren. C'était en effet la plus grande usine de papiers peints au Monde. Implantée dans le bas de Haren, entre le chemin de fer et sa gare de formation, la rue du Pré aux Oies, la rue du Dobbellenberg et la rue de Verdun.

    C'est en 1850 que cette usine fut fondée, mais c'est surtout après la première guerre mondiale qu'elle connut un développement fulgurant et particulièrement dans les années 30. Comme souvent dans ces années là, les patrons étaient très parternalistes avec leurs employés et s'occupaient de leurs loisirs. C'est ainsi que l'usine disposait de sa propre équipe de football et même de son propre terrain (mieux entretenu que celui de la ville à l'époque).

    La plupart des employés et ouvriers n'étaient pas issus de Haren (les habitants sont restés longtemps des agriculteurs), aussi arrivaient-ils par les différentes gares à Haren. Cela, au dire des "anciens", produisait un défilé, matin et soir dans les rues de Haren entre les gares et les usines. Mais, après une journée de travail, un ouvrier a soif... Ainsi, rien qu'entre la gare de Haren-Sud et le centre du village (350 mètres), on a compté à la belle époque jusqu'à 13 débits de boissons!!!

    upl02.pngEntre 1921 et 1924 certains papiers peints portent la signature: "Emair" ; c'est en fait la transcription phonétique des initiales M.R. pour Magritte René. En effet, le maître du surréalisme belge a dessiné à Haren des motifs de papiers peints en compagnie du peintre Victor Servranckx.

    En 1976, la société est condamnée à une lourde amende par la commission européenne pour entente illicite, et en 1979, elle ferme définitivement ses portes.

    Son terrain de football a été remplacé par l'entrepot d'un distributeur de livres le reste du site est occupés par diverses entreprises dans le domaine du transport, de la fourniture à l'horeca...

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  • Eglise ouverte

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    En dehors des offices, il est rare de pouvoir visiter notre vénérable église. Elle vaut pourtant le détour (relire "Elle est au centre..." en cliquant ici).

    eliste02.jpgDans le cadre des "Journées des églises ouvertes", elle sera accessible au public ce dimanche 7 juin de 10 à 16 heures (donc après la messe dominicale).

    Au programme:

    • 10h: animation pour tous
    • 11h30: concert de harpe
    • 12h30: apéritif et repas partagé
    • 15h: concours de poésie et harpe

    Ne manquez cette occasion unique de découvrir ce patrimoine, que vous soyez croyant ou non!

     

  • Elle est au centre...

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    Croyants ou non, tous les harenois reconnaissent en l'Eglise Sainte Elisabeth le bâtiment le plus embématique de notre entité. Et comme il se doit, elle occupe le centre du village.

    eliste02.jpgSi la première mention de la paroisse date de 1241, la tour de l'église serait bâtie sur une base fortifiée plus ancienne, probablement du XII siècle. Sur sa face ouest, on devine encore des traces du faîte du premier bâtiment et sous la fenêtre percée au XVII siècle, on peut voir les vestiges d'une meurtière laissant supposer que l'église était fortifiée ou était une partie d'un bâtiment fortifié. L'ensemble est construit en grès, pierre extraite de carrières locales. Au fil des siècles, l'église s'est développée autour de cette tour: la nef et le bas-côté nord datent du XIV siècle, le choeur de 1500, le bas-côté sud du XVI, la partie supérieure du clocher du XVII quand au portail en style classique, il est de 1758. La sacristie originale est de 1758 mais la sacristie actuelle a été bâtie entre 1952 et 1959.

    Jusqu'en 1921 (date de l'annexion de Haren par Bruxelles), l'église était entourée d'un cimetière; celui-ci a été démentelé à cette époque pour faire place à la construction de nouvelles voiries.

    eliste03.jpgL'intérieur de l'église vaut le détour, outre les peintures murales des XV au XVII siècles remises au jour lors de la restauration des années 50, on peut y admirer une chaire de vérité de 1723 ainsi que le banc de communion et les lambris du choeur (style Louis XIV) de 1728. Les orgues, qui attendent une restauration, sont de 1773. En outre, des tableaux des XVI et XVII siècles sont présents. Comme en témoignent les anciens, les nobles et les bourgeois avaient jusque dans les années 50 leurs places réservées dans le choeur pour assister la messe.

     

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  • Tous aux abris!

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    abricouleur.jpgOn a beaucoup parlé ces derniers jours de l'abri anti-aérien de la place du Jeu de Balle qui est menacé par le projet de parking de l'échevine Els Ampe. Si ce vestige a certainement une valeur historique et patrimoniale (n'en déplaise à l'ostendaise) il n'est pas le seul dans la ville. Il en existe un sous le théâtre Royal du Parc qui est même relié directement avec le parlement fédéral.

    1280px-Evere-Abris_anti-aérien.JPGMais Haren, qui, avec son aérodrome et son noeud ferroviaire fut une cible privilégiée des bombardements alliés (on a encore découvert une bombe non explosée sur un chantier d'Infrabel à coté du Keelbeek il y a peu) a eu aussi ses abris anti-aériens.

    faisceau b.jpgCertains, de taille modeste, étaient destinés aux sentinelles. On peut encore en voir un exemple en bordure de la réserve du Moeraske. Mais le plus remarquable, et le plus vaste est loin du regard du public. Situé sous le faisceau de la gare de triage, il a même des salles d'opération qui pouvaient accueillir des blessés civils ou militaires. La chose n'est pas aisée, mais il faudrait trouver une solution pour le rendre accessible au public pour en faire un lieu de mémoire et d'histoire.

    aiguillage.jpgIl n'y avait pas que les abris anti-aérien. Ainsi, du poste d'aiguillage du Keelbeek (démoli il y a 2 ans) partait un tunnel souterrain qui le reliait à ce qui est maintenant l'ilot Twyeninck/Kasteelhof. Il devait permettre aux cheminots de quitter le poste en toute sécurité en cas d'alerte. Il est plus que probable que des vestiges de ce souterrain existent toujours.

    jipe06.jpgNul doute que les futurs "locataires" du site du Keelbeek retrouveront l'entrée de ce souterrain et en feront un nouvel usage...

  • Haren en fête: la ferme du Castrum

    haren castrum 01.jpgSituée en contrebas de la rue du Pré aux Oies, elle est peu visible de la route, surtout en été lorsque la végétation créé un rideau naturel. Et pourtant la ferme dite "du Castrum" constitue un autre bâtiment emblématique de Haren. Il en est fait mention pour la première fois dans un document de 1322 (castrum apud Haren). Au XIVe siècle le bien appartenait à la famille de Hertoghe puis passe aux différents seigneurs de Haren. Ainsi, alors qu'elle dépend du château de Cortenbach (elle est alors appelée hoeve van Cortenbach), la ferme appartient à la famille van der Noot vers le milieu du XVIe siècle avant d'être rattachée au domaine Ter Elst lorsque celui-ci est acquis par cette famille.

    cast02.jpgSi l'ensemble nous paraît cohérent, les différentes parties qui la constituent datent d'époques différentes. La partie la plus ancienne est la tour porche, qui comptait auparavant un étage supplémentaire qui a été démoli probablement suite à un incendie au XVIIIe siècle. Comme le montre cette gravure de 1711, la ferme s'est organisée en carré autour d'une cour. Il semblerait que les ailes sud et ouest ont été démolies entre 1810 et 1830.

    Castrum.jpgL'aile attachée à la tour daterait du XVe siècle, l'autre aile a probablement été construite dans la première moitié du XVIIIe siècle. Il est quasi certains que la plupart des fenêtres percées dans le bâtiment ne sont pas d'origine et auraient été faites lors de la réorganisation et réaffectation des locaux suite à la démolition des ailes sud et ouest.

    cast01.jpgLa ferme a été occupée par des agriculteurs jusque dans les années 70, puis, après avoir été laissée à l'abandon, elle a été acquise par des particuliers qui en ont entrepris la restauration. La ferme a été classée comme monument en 1988, les prairies qui l'entourent (le triangle délimité par la rue du Pré aux Oies, la rue Klesper et la gare de formation) ont été classées en 1996 comme site semi-naturel; elles représentent de précieux vestiges des prairies humides telles qu'on en rencontrait dans le bassin de la Senne. On y trouve une végétation spécifique à ce genre de milieu.

    PICT0008.JPGLa ferme nécessitait une restauration importante (voir la photo ci-contre qui date de 1992), ce à quoi se sont attelé les propriètaires actuels malgré les contraintes inhérentes à un monument classé. Propriété privée, il y a peu d'occasions de découvrir cette ferme de près. Ce sera le cas lors de Haren en Fête:

    le samedi 29 et le dimanche 30 mars à 11h30 des balades guidées vous mèneront au Castrum. Point de départ rue Cortenbach. 

    www.fete.haren.tv

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  • Haren en fête: le pont de Buda

    buda.jpgSa silhouette se détache à l'horizon, quand il n'est pas relevé, le pont de Buda relie Haren à Neder over Heembeek.

    Contrairement à ce que sa structure métallique pourrait faire penser, le pont de Buda n'est pas contemporain de la Tour Eiffel. Il n'a été innauguré qu'en 1955, en lieu et place d'un pont détruit pendant la seconde guerre mondiale. Au départ, ce n'était qu'un pont ferroviaire, réservé aux convois du Chemin de Fer Industriel de Haren, mais il s'est rapidement ouvert au trafic routier. pendant de nombreuses années son tablier était en bois, et les plus anciens se souviennent encore du bruit des poutres (juste posées sur la structure, j'ai encore le son dans mes oreilles!) qui bougeaient au passage des véhicules. Longtemps, il a été possible aux piétons de franchir le pont même quand celui-ci était levé; c'est à présent interdit pour des raisons de sécurité.

    Le pont fonctionne 24 heures sur 24, sept jours sur sept; c'est le dernier pont franchissable avant le pont Van Praet par les navires de mer, cette portion de canal justifie à ce titre le qualificatif de port martime du port de Bruxelles.

    Mais saviez-vous que son aspect caractéristique avait "tapé" dans l'oeil de deux producteurs américains qui veulent y tourner une série policière?!

    buda clap.jpgCe ne sera pas la suite de la série "Le Prisonnier", ni du "Fugitif" et encore moins "Les Experts Cortenbach", mais bien une série inédite que se propose de tourner la chaîne américaine HBO. Son titre: "BUDA BRIDGE BITCH". Comme le titre l'indique, le pont de Buda sera au centre de l'intrigue.

    Le point de départ de la série: la découverte du cadavre d'une femme sur le pont de Buda suivie d'une série de crimes violents et scandaleux qui plongeront Bruxelles dans un chaos moral et politique.

    Impossible d'en savoir plus pour le moment, sinon que les producteurs Michael Mann et Mark Johnson (Breaking Bad) font confiance à Michaël R. Roskam pour réaliser le "pilote" de la série.

    Visites guidées du poste de commande du pont de Buda le samedi 29 mars de 10 à 18 heures

    www.portdebruxelles.be

    www.fete.haren.tv

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