Histoire

  • Pigeon vole

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    pig02.jpgCe week end, se tenaient à Bruxelles les Olympiades de la Colombophilie. Mais saviez vous qu’il n’y a pas si longtemps de cela, beaucoup de harnois avaient un pigeonnier. Et chaque semaine, ils participaient à des concours en pariant sur leurs volatiles. Le plus fortiches faisaient même le concour de Barcelonne! Il y avait même un café  « Snelle Duif ». Mais comme beaucoup de stamineis de Haren, il est a présent fermé.

    pig03.JPGEt puis pendant la grande guerre, les pigeons servaient de messager, il faut dire qu’à l’époque, c’était le moyen de communication le plus efficace. A tel point que l’occupant teuton arrêtait et exécutait pour espionnage tout qui possédait des pigeons. A cette époque, pas mal ont fini à kla casserole. Mais les services rendus par les pigeons et les colombophiles pendant cette sombre période font qu’un monument est consacré  au « Pigeon Soldat » à Bruxelles. Je doute qu’on en fasse autant pour internet un jour!

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  • Expo en boule

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    Jusqu'en septembre 2017, l"Atomium accueille une exposition consacrée à la SABENA. Quel rapoort avec Haren me demanderez-vous. Et bien, cette compagnie a&rienne a vu le jour dans notre village.

    sabena02.jpgC'est en effet en automne 1914 que l'occupant prussien a choisi le Harenheideveld pour y installer une base pour Zeppelins qui deviendra l'aérodrome. Quelques années après la guerre, le 23 mai 1923 naissait à Haren la SABENA. En réalité, son premier vol commercial n'aura lieu que le 1 avril 1924 et reliait Rotterdam à Strasbour

    sabena05.jpgPetit retour en arrière: c'est en effet à l'aérodrome de Haren (souvent appelé erronément Evere) que la SABENA a vu le jour. C'est en automne 1914 que les allemands choisissent le site de Haren pour y baser leurs dirigeables afin de bombarder Paris. En 1915 ils y construisent un immense hangar que les britanniques s'empressent de bombarder, détruisant le zeppelin LZ-38. Les allemands retirent alors leurs dirigeables pour les déployer sur le front de l'est.

    av05.jpgLa guerre terminée, il ne reste qu'un hangar regorgeant d'avions confisqués à l'armée allemande. C'est ce matériel qui servira aux débuts de l'aviation civile et militaire belge. En 1919, la SNETA (Syndicat National pour l'Etude du Transport Aérien) organise un vol d'essai avec 2 passagers sur le trajet Londres-Paris-Bruxelles en 7h30. Elle utilise pour ce faire un bombardier allemand reconverti. Le billet coûtait 250 francs de l'époque; à titre de comparaison, un repas dans un excellent restaurant coûtait 5 francs.

    sabena04.jpgGeorges Nelis fonde en 1920 la SABCA (Société Anonyme Belge de Construction Aéronautique), société toujours active à Haren. Des hangars à avion des débuts sont encore visibles au 1470 de la chaussée de Haacht.

    sabena03.jpgLa SABENA (Société Anonyme Belge pour l'Exploitation de la Navigation Aérienne) est fondée en 1923 et reprend les activités civiles de la SNETA. Son premier hangar est en bois et les passagers doivent parcourir le kilomètre qui sépare le terminus du tram (situé à Evere) de l'aéroport à pied ou à vélo. L'appel des passager pour l'embarquement se faisait à l'aide d'une cloche. Dès 1924 un nouvel aérogare est construit et en 1928 un bâtiment magnifique appelé l'Avia Palace. Ce bâtiment est resté en place jusqu'à ce que les autorités ne décide sa démolition pour faire place au nouveau siège de l'Otan. Il méritait pourtant d'être classé.

    av02.jpgA la fin de la seconde guerre mondiale, la piste de Haren s'avère trop courte pour les avions de l'époque. Le ministère de la défense autorise alors le décollage des DC4 de l'aéroport militaire de Melsbroeck (construit lui aussi par les allemands). Mais les hangars de maintenance sont encore situés à Haren. On assiste alors à un spectacle peu commun: les avions empruntent la route qui relie les deux aérodromes (qui deviendra le boulevard Léopold III). Les avions avaient la priorité sur les autres véhicules et le code de la route adopte même de nouveaux panneaux: "DANGER AVIONS - GEVAAR VLIEGTUIGEN". En 1949, les dernières compagnies aériennes quittent définitivement Haren.

    De nos jours, Haren reste liée à l'aviation, et je ne parle pas que des avions qui survolent quotidiennement notre entité à basse altitude. La SABCA y est toujours active, EUROCONTROL y a son siège de même que le consortium BELAIRBUS avant de déménager à Waterloo. Plusieurs sociétés de fret aérien y ont leurs bureaux. La liaison directe vers Brucargo via la chaussée de Haecht ou vers l'aérogare via le boulevard Léopold III n'y est probablement pas étrangère.

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  • A Witloof story

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    S'il est "né" à Schaerbeek, l'épicentre de la culture du chicon a longtemps été Haren. Ces 19 et 20 novembre se tiendra une fête du chicon (nous en publierons le programme ce 13 novembre), un bon prétexte pour rappeler l'histoire d'amour qui lia notre village à ce légume à la douce amertume.

    chicons.jpgA présent, on peut en trouver tout au long de l'année, pourtant, le vrai chicon de pleine terre est un légume d'hiver. Il y a quelques années encore, une grande partie de la population de Haren vivait de sa culture.

    Si on attribue "l'invention" du chicon à un paysan schaerbeekois qui aurait voulut cacher sa récolte de chicorée dans sa cave lors de la période troublée de la révolution de 1830, c'est à Fransciscus Bresiers, jardinier en chef du Jardin Botanique de Bruxelles qu'on devrait la technique de forçage.

    gare chicon.jpgAu début, trois communes se partageaient l'essentiel de la production: Schaerbeek, Evere et Haren. Mais, l'urbanisation rapide des deux première et la disparition de leurs terres agricoles ont rapidement fait de Haren l'épicentre de la production des witloof. A tel point qu'une gare (l'actuelle gare de Haren "Linde") était consacrée à l'embarquement de ce précieux légume à destination de toute l'Europe.

    Paul VANDEN BRANDE, fils d'agriculteur, nous explique qu'il y avait quatre terroirs différents à Haren, chacun produisant une qualité de chicon différente (voir l'entretien réalisé par HAREN tv ci-dessous). Ainsi, le plateau du Noendelle produisait des witloof de petite taille aux feuilles serrées, une qualité supérieure prisée par le marché belge. Du côté du Keelbeek, c'étaient des légumes de plus grandes dimensions destinés au marché américain.

    chicons 1908443_1505659146359057_1989530935090709872_n.jpgLa culture du chicon s'est poursuivie jusque dans les années septante. A ce moment, la STIB a exproprié les meilleures terres du Noendelle pour y construire son dépôt. Quelques vieux agriculteurs en perpétuent la culture pour leur consommation personnelle ou celle de leurs proches. Il reste un négociant installé sur le territoire de Haren, mais il s'approvisionne ailleurs, et notamment dans le Hainaut.

     

    L'interview de Paul VANDEN BRANDE réalisé par HAREN tv:

     

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  • Noms de rues

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    Les rues de Haren n'ont pas toujours porté le nom qu'on leur connait actuellement. Les principaux changements ont eu lieu lors de l'anexion de Haren par Bruxelles-ville en 1921, mais parfois ce sont les circonstances de l'histoire qui ont provoqué ces changements.

    place000.jpgAinsi, la Keulschestraat (rue de Cologne) a été rebaptisée Geallierdestraat (rue des Alliés) à la fin de la première guerre mondiale (on ne pouvait pas garder le nom d'une ville ennemie)  avant de prendre le nom de rue de Verdun qu'ont lui connait actuellement.

    La rue Cortenbach s'appelait autrefois Kerkstraat, mais englobait l'actuelle rue Sainte Elisabeth. La partie de la rue Cortenbach longeant l'église n'existait pas avant que la Ville de Bruxelles ne démantèle le cimetière qui entourait l'édifice religieux.

    La rue du Flodorp s'appelait Pastoorstraat (rue du Curé). A noter que les rue Cortenbach, du Flodorp et Ter Elst font allusion aux trois châteaux présents autrefois à Haren.

    En référence aux nombreux ruisseaux qui coulaient à Haren, dont le Beemdgracht, la rue du Pré aux Oies se nommait la Beekstraat (rue du ruisseau).

    Avec le rattachement à Bruxelles-ville la capitale ne pouvait compter deux rue Neuve, aussi la Nieuwestraat a pris le nom de rue Servandoni.

    Harenheide1916.jpgLa Statiestraat qui désservait la gare de Haren-Nord est devenue la rue du Dobbellenberg.

    Lindestraat (rue du Tilleul) est l'actuelle rue Harenheyde, Herftstraat est devenue la rue du Donjon, Onze Lieve Vrouwstraat a fait place à la rue de la Seigneurie et la rue de la Paroisse portait le nom de Diegemstraat.

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  • Retour vers le passé (X)

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    Dernier volet de l'histoire de Haren selon Alphonse Wauters. Nous publions ici quelques chiffres que l'auteur a mis en annexe de son texte principal et qui donnent une "photographie" de Haren à différentes époques:

    "Haeren (Haren, XIème siècle, 1230, 1241, 1322, etc.) commune du canton de Vilvorde à 1 1/2 l. N.-1 1/4 N.-O. de Bruxelles.

    Territoire: En 1686, Haeren consistait en 492 bonniers, dont 384 bonniers de terres, 119 de pâtures, 2 de bois, 7 d'étangs; le revenu imposable s'élevait à 5038 florins. En 1846, sur une étendue totale de 582 hectares, la commune comprenait 168 ha cultivés en céréales, 7 ha cultivés en plantes industrielles, 74 ha cultivés en racines et fourrages, 64 ha de prairies, 17 a de jardins potagers, 5 ha de jardins d'agrément, 3 ha de bois, 1 ha de bruyères. La verge linéaire avait 18 1/3 pieds de Bruxelles.

    hh1002.jpgNombre d'habitations: En 1835, 30; en 1480, 21; en 1525, 42, dont sept à deux foyers; en 1686, 34 chaumières, des fermes, 2 châteaux, 3 brasseries, 1 auberge, 1 forge; en 1846, 156 maisons dont 3 inhabitées.

    Population: En 1786, 482 habitants; en l'an VIII, 481; au 31 décembre 1831, 599; au 15 novembre 1846, 771, formant 153 ménages; 52 enfants recevaient l'instruction et 182 personnes les secours de la bienfaisance.

    Industrie: 1 brasserie, quelques carrières.

    Dépendances: En 1253, on mentionne le Lieseberch (montagne d'Elise ou Elisabeth), entre Haeren et Evere, et le Dongelberg, près de Haeren; en 1324, le Luusbosch, entre Haeren et Evere (Cartulaire de l'infirmerie du béguinage de Bruxelles); en 1407, l'Oudestrate (juxta vicum dictum de Oudestrate); en 1407, le Platborschsteen (subtus Haren).

    Les régistre de l'état civil commencent en 1659.

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  • Retour vers le passé (IX)

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    Avant dernier volet de l'histoire de Haren telle que contée par Alphonse Wauters en 1855. Précisons que si le chemin de fer est apparu en 1834 à Haren, ce n'est qu'en 1880 que la gare de formation de Schaerbeek s'est implantée à Haren, et que c'est surtout à partir de ce moment que notre village a connu un développement industriel.

    hh902.JPGLe village n'offre aucune importance sous le rapport industriel, mais on  a toujours exploité des carrières de pierres à bâtir et à diguer. Au seizième siècle, les échevins, les conseillers et les receveurs de la ville de Vilvorde, afin de faciliter le transport des pierres jusqu'à la Senne, où ils avaient un quai d'embarquement (steengelege), demandèrent à l'empereur Charles-Quint l'autorisation d'ouvrir, à travers les pâtures communes de Haeren, un chemin partant du Harenberch et aboutissant à la Senne, en face du village de Neder-Heembeek (12 uin 1545). Comme ils n'avaient pas d'argent pour effectuer ce travail, Ils en empruntèrent au prévôt général, messire Thierri de Herlaer, à qui ils cédèrent les deux tiers de la propriété de ce chemin et le produit de la steengelege (13 avril 1545-1546). Sous le règne de Philippe II, les habitants du village remarquèrent qu'ils avaient beaucoup à souffrir des inondations de la rivière et des grandes pluies; les eaux n'ayant plus, à cette époque, comme elles l'avaient avant la construction du canal de Willebroeck, la faculté de 'étendre librement dans les prairies. Leurs propriétés ayant été considérablement endommagées pendant l'été de 1570, ils résolurent de faire construire des écluses et des fossés de décharge (arcken, buysen, hoockselen, grachten, enz.) Tous les habitants consentirent à contribuer dans cette dépense, et le gouvernement, dans l'intérêt de quelques pâtures domaniales, se décida à supporter égalemet sa part. Le proet des travaux, après avoir été préalablement examiné par maître Antoine Mockaert, maître des maçonneries du roi, et maître Gérard Bernaerts, maître des charpentes du roi, fut approuvé, à la condition que le village payerait au souverain, tous les ans, un cens de 6 sous (21 mai 1575).

    hh903.jpgUn fort peu éloigné des Trois-Trous a existé à Haeren, au commencement du siècle dernier. Les prairies voisines sont sillonnées par la Hollebeke, dérivation de la Woluwe, qui vient de Dieghem, et par un autre ruisseau du même nom, le long duquel la ville de Bruxelles a conservé quelques parcelles de terres provenant, à ce qu'il semble, de l'ancienne route de Bruxelles à Malines. Plusieurs prairies voisines ont conservé des noms historiques: une d'elles, consistant en dix bonniers, reçut le nom de Pâture de Clutine, de Béatrix, fille de sire Franc Clutine et femme de Louis de Marbaix; elle se trouve entre Evere et Heembeek. Une autre, située dans la paroisse de Haeren, sous Evere, entre les biens du seigneur de ce dernier endroit et la Pâture de Clutine, s'appelait le pré de Dieghem (d'broeck Van Dyedeghem). Après avoir appartenu à Jean, fils de Jean de Diedeghem, elle passa aux De Cupere dits de Lenaerts. Une troisième, qui se trouvait entre les pâtures communales et la Ganseweyde et qui se composait de six journaux, portait la dénomination assez singulière de Witte muer (le Mur blanc). C'était, ainsi que les deux précédentes, un fief tenu du duché de Brabant; Philippe-René d'Oyenbrugge et sa femme Jeanne d'Enghien le relevèrent, le 10 juin 1608."

    à suivre.

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  • Retour vers le passé (VIII)

     

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    hh802.jpgVoici comment parle Alphonse Wauters de l'église de Haren en 1855:

    "Le temple paroissiale de Haeren, qui probablement ne devint le centre d'une circonscription religieuse que vers l'an 1200, porte tous les caractères des édifices de cette époque; seulement, des restaurations nombreuses ont modifié plusieurs de ses parties. Au siècle dernier, on y agrandit les collatéraux de la nef e les prolongeant sur les côtés de l'espace voûté qui supporte la tour, et on éleva, en 1777, le prtail de la porte d'entrée. Les faibles dimensions de l'église, le caractère général de son ornementation, la forme massive des piliers de la nef, qui ont à leurs angles des colonnettes à demi engagées, à chapitaux ornés de feuilles d'acanthe ou de volutes; le peu d'élévation des voûtes, qui sont à nervures croisées, l'arc à peine aigu de la baie latérale au portail, baie dont l'archivolte est décorée d'un tore, tout reporte la pensée vers les premiers temps de l'architecture ogivale. Vers l'an 1600, la foudre ayant consumé une partie de l'église, l'infante Isabelle donna le bois nécessaire pour la reconstruction de la toiture, et l'archiduc Albert gratifia la fabrique de nouvelles cloches. La tour fut alors exhaussée.

    hh803.jpgPrès de l'entrée de l'église on remarque un vieux tableau, peint sur panneau, et représentant Sainte Elisabeth de Hongrie soignant des malades; un grand nombre de bonnets d'enfants sont suspendus près de cette peinture, comme témoignage de la vénération des paysans, qui viennent, à Haeren, invoquer Sainte Elisabeth "pour la grosse galle et d'autres maladies de ce genre" . On invoque aussi Sainte Elisabeth pour les enfants atteints de teigne. Il se célèbre en son honneur une grand'messe, le premier mardi du mois, à neuf heures. Dans le choeur, une petite niche gothique, surmontée d'un dais de style flamboyant, renferme une Naissance de Jésus, sculptée en pierre. Elle décore le tombeau du chevalier Rombaud Van Loodt et de sa première femme, sur lequel on voit leurs quartiers: LODES, VANDEVLIETE, VANDENBROEKE

    hh804.jpgVANDERSTRAETEN; VA HEYST, VANDIRHIT (sic), GHYSBRECHTS, CAMPENHOUT. L'ancien maître-autel, construit en pierres provenant des carrières voisines, sur les dessins de Fay d'Herbe, a disparu, ainsi que le tableau de Cossiers, que l'on y avait placé. Le choeur est fermé par un beau banc de communion, en boiss de chêne, qui a 2 mètres 84 centimètres de hauteur sur 4 mètres 75 centimètres de largeur. Il présente six panneaux: Melchisedech, les Israëlites recueillant la manne dans le désert, l'Arche d'alliance avec les pains azymes, la Cène, le Christ en croix, ayant à ses pieds la Vierge et saint Jean, et les disciples d'Emaüs; des arabesques occupent les montants, sauf celui du milieu, où l'on voit un pélican et ce chronogramme: DOMINVS IESUS VERUS  PELICANVS (1678).

    à suivre

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  • Retour vers le passé (VII)

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    Nous n'en avons pas encore fini avec l'histoire notre village, quelques publications seront encore nécessaires pour en venir à bout (du moins telle que rapportée par Alphonse Wauters en 1855):

    "L'évêque Philippe-Erard Vandernoot a légué aux pauvres de Haeren, le 17 septembre 1718, six petites maisons, qui devaient être données à autant de ménages pauvres, à charge de payer seulement, par trimestre, un loyer d'un florin, pour chaque maison. C'était le curé du village et le locataire de la ferme Cortenbach, et, en cas de dissentiment entre eux, le possesseur de cette ferme, qui accordaient le droit d'occuper cez maisons. Quand les deux conjoints, habitant l'une d'elle, étaients morts tous les deux, leurs enfants devaient en sortir et aller ailleurs gagner leur vie. Un incendie a réduit en cendres ce peit hospice, dans la nuit du 3 au 4 mai 1839.

    hh702.jpgLe greffe échevinal de Haeren possède une série de régistres aux ad-héritances pour les années 1557 à 1577 et 1626 à 1795; des rôles qui commencent en 1647; un manuel des biens de l'église et des pauvres, datant de 1621; un régistre des biens appartenant à l'église, formé en 1716. L'abbaye d'Afflighem avait à Haeren une cour censale, dont les tenanciers jurés, faute de sceau commun, faisaient sceller leurs actes par les échevins du village (26 avril 1564).

    L'église de Sainte-Elisabeth à Haeren avait pour patron de chapitre de Saint-Gudule à Bruxelles, auquel le duc Henri 1er, en 1224, et l'échevin de Bruxelles, Guillaume Pipenpoy, en 1230, donnèrent les dîmes qu'ils possédaient en cet endroit. Dès le commencement du douzième siècle, Everwyn de Schaerbeke, y avait donné un dîme à l'hospice des Douze-Apôtres (depuis de Sainte-Gertrude), à Bruxelles; de temps immémorial, le chapitre de Saint-Vincent à Soignies en prélevait une autre, qu'il abandonna ensuite, en partie au curé du lieu, et en partie au curé d'Evere.

    Vers l'an 1300, les revenus du personnat comprenaient: quatorze bonniers de terres, dont le produit se partageait par moitié entre la personne et celui qui exploitait ce bien, Guillaume, fils de Pierre; deux héritages situés, l'un à Haeren, l'autre à Dieghem; 60 bonniers de bois, ou la personne avait un tiers du produit, dont elle cédait une partie au curé; la petite dîme du village, dont le curé recevait la moitié, et la dîme de dix bonniers qui, après avoir été cultivés, furent convertis en près et dont ne voulut plus payer la dîme. Il y avait dans l'église une chapellinie des Ames (dès l'année 1265), et une chapellinie de Sainte-Elisabeth; celle-ci, dont le possesseur devait célébre la messe trois fois par semaine, fut annexée, avec la matricularia de Haeren, au chapitre des petits chanoines de Sainte-Gudule, en vertu de bulles des papes Eugène IV et Nicolas V, datées du 23 octobre 1445 et du 9 septembe 1447.

    à suivre..

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  • Retour vers le passé (VI)

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    Nous poursuivons notre voyage à travers l'histoire de Haren avec ce sixième volet:

    "hh602.jpgLa famille Vandernoot possédait à Haeren, de temps immémorial,un château et une ferme, situé près de la Ganseweyde. C'est le castrum, camp, ou plutôt forteresse, dont d'anciens actes signalaient l'existence à Haeren. Dans le principe, ce bien appartenait au De Hertoghe. Jean, fils de Gosuin De Hertoghe, surnommé à la barbe, eut pour héritières ses deux filles, Elisabeth et Marguerite De Hertoghe; celle-ci épousa Walter Vandernoot, à qui elle apporta en dot le bois de Creval près d'Assche; quand à Elisabeth, elle s'allia à Engelbert d'Enghien, chevalier, seigneur de Kestergat. Son fils Jean, le célèbre amman de Bruxelles du temps de Philippe Le Bon, son peit-fils Louis et son arrière-petite-fille Jeanne relevèrent succéssivement son fief de Haeren en 1451, en 1480, et le 25 mars 1514-1515. Jeanne épousa Florent de Mottenghien, seigneur d'Asprignies, puis elle se remaria à Henri Bauw, seigneur de Vremde, qui mourut le 1er janvier 1510. Sa fille unique, Elisabeth Bauw, décéda le 2 septembre 1560, sans avoir eut d'enfants de Jean de Cortenbach, seigneur de Keerbergen et Eechoven, de qui la demeure des Hertoghe prit le nom de hoeve van Cortenbach ou de het oudt casteel van Cortenbach. Ces deux époux testèrent, le 22 décembre 1537, au profit de messire Jeanne d'Enghien, fille de Virgile, seigneur de Santbergen, et cousine d'Elisabeth, épouse de Gaspar Vandernoot, seigneur de Carloo. Un des arrière-petits-fils de ce dernier, Philippe, capitaine d'une compagnie libre au service d'Espagne, fut seigneur de Cortenbach, ainsi que son neveu, Henri-Joseph, également capitaine d'infanterie, et qui périt avec son colonel Massion, à la prise de Valenciennes. Le frère de Henri-Joseph, Roger-Walter, baron de Carloo, laissa l'ancien château de Cortenbach à Haeren, avec ses dépendances consistant en 65 bonniers, sa cour féodale, etc., à son cinquième fils, Roger-Lamoral Vandernoot, cornette au régiment du marquis de Westerloo. Celui-ci eut pour héritier son frère Charles-Bonaventure, baron de Schoonhoven, qui fut créé conseiller de Brabant le 9 mars 1713, et comte le 16 mai 1716; plus tard, il devint membre du conseil d'état, grand bailli du Brabant wallon, et chambellan de l'empereur. Ce nouveau possesseur eut quelques difficultés avec sa mère, au sujet de sa part paternelle. Il épousa Catherine-Philippine de Waes et mourut le 21 janvier 1761. Son fils, le comte Jean-Antoine, baron de Schoonhoven, a considérablement embellit le château de Haeren, onstruction très simple, et qui emprunte sa principale beauté à sa situation sur le coteau qui descend vers la Senne. Maximilien-Louis, comte Vandernoot, marquis d'Assche et de Wemmel, fils aîné du comte Jean-Antoine, est mort en 1847 , ainsi que nous l'avons dit en parlant d'Assche.

    à suivre

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  • Retour vers le passé (V)

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    Cinquième volet de l'histoire de Haren telle que rapportée en 1855 par Alphonse Wauters:

    "La haute, moyenne et basse justice de Haeren, avait été rachetée par le domaine, du temps des archiducs Albert et Isabelle. Elle fut, de nouveau, donnée en engagère, le 3 août 1626, au capitaine Pierre Madoets, échevin de Bruxelles, moyennant une somme de 2100 florins, à laquelle Madoets ajouta 700 florins, le 14 avril 1638. Philippe-Godefroid Vandewouwere devint définitivement possesseur de cette juridiction, en augmentant l'engagère de 2800 florins (lettres patentes du 14 mai 1644, r. du 24 octobre 1644). Les filles de Vandewouwere et de Marie-Anne Masteleyn: Angéline et Régine, lui succédèrent (r. du 1er mars 1692); la dernière épousa successivement Jacques Ducx, chef-maïeur de Cappelle-au-Bois, et Charles-Frédéric Marischal de Biebersteyn. Elles vendirent Haeren à Guillaume Van Langendonck, seigneur de Beersele (r. du 2 octobre 1699), père de Guillaume (r. du 2 septembre 1722), et de Marie-Anne, baronne d'Heembeek, qui, tant pour elle que pour son frère, devenu imbécile, céda Haeren à Jean-Nicolas Servandoni d'Hannetaire et à sa femme Marguerite Huet (r. du 10 mars 1759).

    hh502.jpgD'Hannetaire devait sa renommée et ses richesses à une profession pour laquelle on affichait, de son temps, un profond mépris. Peu d'artistes meilleurs que lui ont brillé sur la scène de Bruxelles, ou !il mourut en 1780, sans avoir quitté le théâtre. Il était né à Grenoble en 1718. Ses parents lui firent donner une excellente éducation et le destinaient à l'état écclésiastique; mais, ne se sentant pas la vocation nécessaire, il adopta la profession de comédien et y brilla constamment au premier rang. Possesseur, dit-on, de 80000 livres de rente, il tenait une maison charmante qu'embellissaient encore ses trois filles, connues à Bruxelles sous le nom des "Trois Grâces". Le prince de Ligne, qui aimait les arts, et qui aimait encore plus une des trois beautés, Angélique d'Hannetaire, venait souvent se délasser chez lui du cérémonial auquel l'obligeait le rang distingué qu'il occupait à la cour de Bruxelles. D'autres seigneurs suivaient son exemple, et la maison du célèbre acteur, rendez-vous obligé de tous les hommes d'esprit et de plaisir, formait une espèce d'athénée; un des passe-temps auxquels on s'y livrait, était de jouer des comédies improvisées, dont on ne donnait le sujet qu'au moment même de la réunion. D'Hannetaire embellit considérablement le château de Haeren, avec l'aide de son oncle, le chevalier Servandoni, qui excellait dans l'architecture et dans les tableaux de ruines et de perspectives. Le 28 décembre 1770, il vendit Haeren à Jean-Antoine, comte Vandernoot, chambellan de l'impératrice Marie-Thérèse, et à sa femme, Marie-Josèphe Taye, marquise de Wemmel (r. du 14 janvier 1771).

    à suivre.

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