Patrimoine - Page 2

  • Haren en fête: la ferme du Castrum

    haren castrum 01.jpgSituée en contrebas de la rue du Pré aux Oies, elle est peu visible de la route, surtout en été lorsque la végétation créé un rideau naturel. Et pourtant la ferme dite "du Castrum" constitue un autre bâtiment emblématique de Haren. Il en est fait mention pour la première fois dans un document de 1322 (castrum apud Haren). Au XIVe siècle le bien appartenait à la famille de Hertoghe puis passe aux différents seigneurs de Haren. Ainsi, alors qu'elle dépend du château de Cortenbach (elle est alors appelée hoeve van Cortenbach), la ferme appartient à la famille van der Noot vers le milieu du XVIe siècle avant d'être rattachée au domaine Ter Elst lorsque celui-ci est acquis par cette famille.

    cast02.jpgSi l'ensemble nous paraît cohérent, les différentes parties qui la constituent datent d'époques différentes. La partie la plus ancienne est la tour porche, qui comptait auparavant un étage supplémentaire qui a été démoli probablement suite à un incendie au XVIIIe siècle. Comme le montre cette gravure de 1711, la ferme s'est organisée en carré autour d'une cour. Il semblerait que les ailes sud et ouest ont été démolies entre 1810 et 1830.

    Castrum.jpgL'aile attachée à la tour daterait du XVe siècle, l'autre aile a probablement été construite dans la première moitié du XVIIIe siècle. Il est quasi certains que la plupart des fenêtres percées dans le bâtiment ne sont pas d'origine et auraient été faites lors de la réorganisation et réaffectation des locaux suite à la démolition des ailes sud et ouest.

    cast01.jpgLa ferme a été occupée par des agriculteurs jusque dans les années 70, puis, après avoir été laissée à l'abandon, elle a été acquise par des particuliers qui en ont entrepris la restauration. La ferme a été classée comme monument en 1988, les prairies qui l'entourent (le triangle délimité par la rue du Pré aux Oies, la rue Klesper et la gare de formation) ont été classées en 1996 comme site semi-naturel; elles représentent de précieux vestiges des prairies humides telles qu'on en rencontrait dans le bassin de la Senne. On y trouve une végétation spécifique à ce genre de milieu.

    PICT0008.JPGLa ferme nécessitait une restauration importante (voir la photo ci-contre qui date de 1992), ce à quoi se sont attelé les propriètaires actuels malgré les contraintes inhérentes à un monument classé. Propriété privée, il y a peu d'occasions de découvrir cette ferme de près. Ce sera le cas lors de Haren en Fête:

    le samedi 29 et le dimanche 30 mars à 11h30 des balades guidées vous mèneront au Castrum. Point de départ rue Cortenbach. 

    www.fete.haren.tv

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  • Haren en fête: le pont de Buda

    buda.jpgSa silhouette se détache à l'horizon, quand il n'est pas relevé, le pont de Buda relie Haren à Neder over Heembeek.

    Contrairement à ce que sa structure métallique pourrait faire penser, le pont de Buda n'est pas contemporain de la Tour Eiffel. Il n'a été innauguré qu'en 1955, en lieu et place d'un pont détruit pendant la seconde guerre mondiale. Au départ, ce n'était qu'un pont ferroviaire, réservé aux convois du Chemin de Fer Industriel de Haren, mais il s'est rapidement ouvert au trafic routier. pendant de nombreuses années son tablier était en bois, et les plus anciens se souviennent encore du bruit des poutres (juste posées sur la structure, j'ai encore le son dans mes oreilles!) qui bougeaient au passage des véhicules. Longtemps, il a été possible aux piétons de franchir le pont même quand celui-ci était levé; c'est à présent interdit pour des raisons de sécurité.

    Le pont fonctionne 24 heures sur 24, sept jours sur sept; c'est le dernier pont franchissable avant le pont Van Praet par les navires de mer, cette portion de canal justifie à ce titre le qualificatif de port martime du port de Bruxelles.

    Mais saviez-vous que son aspect caractéristique avait "tapé" dans l'oeil de deux producteurs américains qui veulent y tourner une série policière?!

    buda clap.jpgCe ne sera pas la suite de la série "Le Prisonnier", ni du "Fugitif" et encore moins "Les Experts Cortenbach", mais bien une série inédite que se propose de tourner la chaîne américaine HBO. Son titre: "BUDA BRIDGE BITCH". Comme le titre l'indique, le pont de Buda sera au centre de l'intrigue.

    Le point de départ de la série: la découverte du cadavre d'une femme sur le pont de Buda suivie d'une série de crimes violents et scandaleux qui plongeront Bruxelles dans un chaos moral et politique.

    Impossible d'en savoir plus pour le moment, sinon que les producteurs Michael Mann et Mark Johnson (Breaking Bad) font confiance à Michaël R. Roskam pour réaliser le "pilote" de la série.

    Visites guidées du poste de commande du pont de Buda le samedi 29 mars de 10 à 18 heures

    www.portdebruxelles.be

    www.fete.haren.tv

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  • Patrimoine pavé

    DSCN0592.JPGMême si ces dernières années, ils ont progressivement été remplacés par du macadam, les pavés en pierre naturelle ont longtemps fait partie du paysage harenois. On pourrait se réjouir que lors de la rénovation de la place de Haren, c'est ce matériaux qui ait été privilégié; malheureusement, les projets de rénovation de la rue du Pré aux Oies prévoient le remplacement des pavés par du macadam, y compris à proximité du site classé du Castrum.

    ARAU asbl organise ce 24 janvier une journée d'étude intitulée: "La pierre naturelle en voirie, un patrimoine culturel bruxellois"

    pré01.jpg"Les pavés en voirie font partie intégrante du patrimoine culturel bruxellois. Ils donnent une identité qualitative aux espaces publics et s’accordent positivement au patrimoine architectural. Ils sont aussi le fruit d’un savoir-faire traditionnel belge et s’inscrivent dans un objectif de durabilité. Enfin, le pavage constitue une niche d’emplois à haute valeur ajoutée.

    Afin de faire le point sur les ressources du pavé, l’ARAU rassemble une série d’experts qui aborderont les aspects urbanistiques, techniques, patrimoniaux, environnementaux… du pavage en pierre naturelle. La Ville de Bruxelles expliquera également son choix de remettre le pavé à l’honneur."

    En pratique:

    Le vendredi 24 janvier de 8h30 à 17h

    au  Bruxelles Info Place
    Salle Zinneke
    Rue Royale 2-4 Koningsstraat
    1000 Brussels

    P.A.F.: 5€ (sandwiches inclus) réservations: tél - 02 219 33 45
    fax - 02 219 86 75
    E-mail - info@arau.org

    Programme complet cliquez ici

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  • Elle est le centre de Haren

    ese01.jpgCroyants ou non, tous les harenois reconnaissent en l'Eglise Sainte Elisabeth le bâtiment le plus embématique de notre entité. Et comme il se doit, elle occupe le centre du village.

    Si la première mention de la paroisse date de 1241, la tour de l'église serait bâtie sur une base fortifiée plus ancienne, probablement du XII siècle. Sur sa face ouest, on devine encore des traces du faîte du premier bâtiment et sous la fenêtre percée au XVII siècle, on peut voir les vestiges d'une meurtière laissant supposer que l'église était fortifiée ou était une partie d'un bâtiment fortifié. L'ensemble est construit en grès, pierre extraite de carrières locales. Au fil des siècles, l'église s'est développée autour de cette tour: la nef et le bas-côté nord datent du XIV siècle, le choeur de 1500, le bas-côté sud du XVI, la partie supérieure du clocher du XVII quand au portail en style classique, il est de 1758. La sacristie originale est de 1758 mais la sacristie actuelle a été bâtie entre 1952 et 1959.

    Jusqu'en 1921 (date de l'annexion de Haren par Bruxelles), l'église était entourée d'un cimetière; celui-ci a été démentelé à cette époque pour faire place à la construction de nouvelles voiries.

    ese02.jpgL'intérieur de l'église vaut le détour, outre les peintures murales des XV au XVII siècles remises au jour lors de la restauration des années 50, on peut y admirer une chaire de vérité de 1723 ainsi que le banc de communion et les lambris du choeur (style Louis XIV) de 1728. Les orgues, qui attendent une restauration, sont de 1773. En outre, des tableaux des XVI et XVII siècles sont présents. Comme en témoignent les anciens, les nobles et les bourgeois avaient jusque dans les années 50 leurs places réservées dans le choeur pour assister la messe.

    ese03.jpgMalheureusement, comme la plupart des petites églises, celle-ci n'est ouverte au public que pour les offices, ou alors en de trop rares occasions.  Peut-être faudrait-il envisager avec la fabrique d'église la possiblité d'organiser des visites commentées, cela en vaudrait la peine.

    Pour ceux qui voudraient voir l'intérieur de notre église sans assister à l'office, un concert de Noël y sera organisé le samedi 14 décembre à 20 heures avec à l'affiche le groupe BOTHAN (balades irlandaises).

     

    Mèmoire d'un enfant de choeur: 

  • Château Ter Elst, dit du marquis d'Assche

    cte01.jpgC'était au temps ou Haren était une campagne appréciée par la Noblesse et la grande bourgeoisie. Il était alors de bon ton d'y avoir son manoir, son rendez-vous de chasse voire, son château.

    C'est ainsi, qu'en 1759, Jean-Nicolas Servandoni dit d'Hannetaire bâtit un château à Haeren sur le fief Ter Elst qu'il racheta à Marie-Anne van Langendonck, baronne d'Heembeek. D'Hannetaire est un acteur français, fils d'un peintre florentin et neveu du Servandoni à qui on doit la façade de Saint Sulpice à Paris.

    cte02.jpgOutre son métier d'acteur, ses rentes lui permirent de s'offrir un tel édifice, et il dirigeat à trois reprise le théatre de la Monnaie (1745-1746; 1755-1759; 1767-1772), en étant chassé puis réintégré au gré de la politique de l'époque.

    Entre 1760 et 1770, Haeren fut le rendez-vous du monde des théâtres et des grands seigneurs. Le prince Charles-Alexandre de Lorraine se rendait fréquemment à Haeren ou il trouvait joyeuse compagnie. Les charmantes "Lettres à Eugénie" du Prince de Ligne sont dédiées Eugénie d'Hannetaire, une des filles du comédien.

    cte03.jpgBien qu'il n'en eut pas le droit, d'Hannetaire aimait se qualifier de baron , seigneur de Haeren. Sa première femme, décédée en 1761 repose dans l'église Sainte Elisabeth.

    En 1771, il revendit son château à Jean-Antoine-Marie-Joseph comte vander Noot, baron de Schoonhoven, et de Marêts, seigneur de Beaumont, Piétrain, Pulderbosch et Haeren, chambellan de Marie-Thérèse, membre de l'état noble de Brabant. Ses descendants, par leur mère, portèrent le titre de marquis d'Assche.

    cte04.jpgEn 1912, le château fut démoli, et par la volonté de la marquise, une école paroissiale fut construite à sa place. Une partie des pierres récupérées lors de la démolition servirent à bâtir la petite église de Diegem-Lo.

    mur enceinte b.jpgDu château Ter Elst, il ne reste qu'un vestige du mur d'enceinte du domaine; il sert de mitoyenneté à certains des jardins situés Kasteelhof.

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  • Au centre du village

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    Croyants ou non, tous les harenois reconnaissent en l'Eglise Sainte Elisabeth le bâtiment le plus embématique de notre entité. Et comme il se doit, elle occupe le centre du village.

    Si la première mention de la paroisse date de 1241, la tour de l'église serait bâtie sur une base fortifiée plus ancienne, probablement du XII siècle. Sur sa face ouest, on devine encore des traces du faîte du premier bâtiment et sous la fenêtre percée au XVII siècle, on peut voir les vestiges d'une meurtière laissant supposer que l'église était fortifiée ou était une partie d'un bâtiment fortifié. L'ensemble est construit en grès, pierre extraite de carrières locales. Au fil des siècles, l'église s'est développée autour de cette tour: la nef et le bas-côté nord datent du XIV siècle, le choeur de 1500, le bas-côté sud du XVI, la partie supérieure du clocher du XVII quand au portail en style classique, il est de 1758. La sacristie originale est de 1758 mais la sacristie actuelle a été bâtie entre 1952 et 1959.

    egl 2.jpgJusqu'en 1921 (date de l'annexion de Haren par Bruxelles), l'église était entourée d'un cimetière; celui-ci a été démentelé à cette époque pour faire place à la construction de nouvelles voiries.

    L'intérieur de l'église vaut le détour, outre les peintures murales des XV au XVII siècles remises au jour lors de la restauration des années 50, on peut y admirer une chaire de vérité de 1723 ainsi que le banc de communion et les lambris du choeur (style Louis XIV) de 1728. Les orgues, qui attendent une restauration, sont de 1773. En outre, des tableaux des XVI et XVII siècles sont présents. Comme en témoignent les anciens, les nobles et les bourgeois avaient jusque dans les années 50 leurs places réservées dans le choeur pour assister à la messe.

    egl 3.jpgMalheureusement, comme la plupart des petites églises, celle-ci n'est ouverte au public que pour les offices, ou alors en de trop rares occasions. La prochaine devrait se tenir le week end des 23 et 24 mars. Peut-être faudrait-il envisager avec la fabrique d'église la possiblité d'organiser plus régulièrement des visites commentées, cela en vaudrait la peine.

     

     

     

     

     

    Mèmoire d'un enfant de choeur, interview de HAREN tv:

     

  • Condamnée?

    PICT1110.JPGElle est un témoin du passé agricole de Haren. Sa situation, presqu'au centre du village, nous rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, l'habitat était bien moins dense.

    Son dernier propriétaire est décédé il y a une douzaine d'années, et à présent, un promoteur voudrait la démolir pour y bâtir à la place 33 logements et 21 places de parkings! (avis d'enquête)

    PICT1113.JPG33 logements à la place d'un seul! Le projet, porté par Matexi qui achève en ce moment le complexe situé rue de Verdun près du Houtweg, semble démesuré. L'étroite rue Harenheyde ne semble pas pouvoir absorber ce surcroît de population et de trafic. Les riverains craignent aussi, qu'à une époque ou les ménages comptent généralement deux véhicules, 21 places de parking soient insuffisantes pour 33 logements. Déjà à l'heure actuelle, les habitants de Harenheyde ont bien du mal trouver de la place dans leur rue et doivent souvent se garer sur le parking du centre sportif ou le vandalisme est fréquent (voir article).

    Et puis, même si ce n'est pas comparable avec les bâtiments de la Grand-Place, cette fermette fait partie de notre patrimoine, ne serait-il pas temps de le préserver.

     

    La réunion de concertation se tiendra le 19 février 2013 au Centre Administratif de la Ville de Bruxelles, boulevard Anspach, 6 1000 Bruxelles (heure à déterminer)

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  • Ferme aux chicons

    archi 1.jpgHaren a été longtemps une commune rurale dont l'essentiel des activités était tourné vers le maraîchage. Les exploitations étaient de petite taille (moins de 3 hectares en moyenne). Ainsi, on voit encore un peu partout dans notre village des bâtiments construits fin XIXe début du XXe siècle dont la vocation agricole ne fait aucun doute.

     

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    -1- Vestibule; -2- Cuisine; -3- Salon; -4- Chambre; -5- WC; -6- Grange; -7-Cour; -8- Porcherie; -9- Ecurie; -10- Remise; -11- Laverie; -12- Grenier

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    Ces fermes comptent généralement deux niveaux et sont dotées d'une porte cochère sous linteau métallique. Leur taille était généralement proportionnelle à celle de l'exploitation et donc à la prospérité de l'agriculteur. Certaines ont une façade cimentée, et on peut encore y voir la signature du cimenteur.

    Cette architecture, liée à la culture maraîchère et plus particulièrement à celle du chicon, s'inscrit dans un tissu de constructions mitoyennes possible grâce à la taille réduite des exploitations. Il était typique de la région de culture du witloof, et particulièrement de Schaerbeek, Evere et Haren. Les deux premières communes ayant connu une urbanisation plus intense que Haren, il n'y a plus guère qu'ici qu'on trouve de nombreux exemples de cette architecture.

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  • Journées du patrimoine

    JEP_2012-page-001.jpgComme chaque année à pareille époque sont organisées en région bruxelloise les journées du patrimoine.

    Cette année cela se passera les 15 et 16 septembre et elles auront pour thème: "L'art de construire". Et le pont de Buda avec sa silhouette caractéritique, fait partie du patrimoine accessible lors de ses journées. Et même si les habitants de Neder-over Heembeek revendiquent ce pont, il sont bien obligés de le partager avec Haren. D'autant plus que cet ouvrage a été bâti par et pour le Chemin de Fer Industriel de Haren.

    buda.jpgC'est donc une bonne occasion de découvrir les secrets de fabrication de cet ouvrage métallique mais aussi son fonctionnement.

    Attention, le dimanche 16 est aussi la journée sans voiture, il faudra donc vous y rendre à pied à cheval ou en vélo à moins que vous n'ayez le courage d'essayer de vous y rendre avec la STIB (mais cela risque d'être plus long!)

    A relire également:

    "Pourquoi un quartier de Haren se nomme-t-il Buda? (cliquez ici)

    "Le Chemin de Fer Industriel de Haren" (cliquez ici)

    "Haren, décor d'une série américaine? (cliquez ici)

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  • Marionnettes bruxelloises; Haren en fête

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    Jacques a été l'habilleur de Mannekenpis pendant près de 30 ans. Avec son épouse, ils sont passionnés par le folklore bruxellois. Ils vous proposent de découvrir leur collection de marionnettes venant principalement du folklore bruxellois.

    Horaire :
    Samedi et dimanche de 10h à 18h


    Adresse de l'activité :
    Jacques Stroobants
    11 rue de Cortenbach
    1130 Bruxelles    

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