Histoire - Page 4

  • 20 août 1914... et Haren?

     

    bxl04b.jpg

    Le 20 août 1914, les troupes allemandes commençaient à occuper Bruxelles ! Il en a été de même pour Haren.

    Mais si le musée et les archives de la Ville de Bruxelles commémorent l’événement, notre village est oublié. Et pour cause, il ne fut annexé par la Ville de Bruxelles qu’en 1921. Pour les deux institutions, avant cette date, Haren, ce n’était pas Bruxelles, et après, cela n’existe plus, c’est juste un quartier de plus (sic).

    Aucune archive antérieure à cette date n’est donc reprise à la Ville !

    Et pourtant, l’invasion allemande aura des conséquences sur notre village comme l’implantation  de l’aérodrome dont profitera largement par la suite la Ville de Bruxelles (cela fera l’objet d’un prochain article).

    Voici ce que des harenois n’hésitent pas à qualifier comme étant encore une marque de mépris à l’égard de notre entité (et de ses habitants) de la part des autorités de tutelle !

    Pour d'aucuns, ce serait une preuve supplémentaire, que contrairement à ce que voudraient faire croire certains élus, Haren n'est pas Bruxelles!

    bxl03b.jpg

  • Haren au fil des siècles (VI)

     

    hist06a.jpg

    Nous poursuivons notre voyage à travers l'histoire de Haren avec ce sixième volet:

    "La famille Vandernoot possédait à Haeren, de temps immémorial,un château et une ferme, situé près de la Ganseweyde. C'est le castrum, camp, ou plutôt forteresse, dont d'anciens actes signalaient l'existence à Haeren. Dans le principe, ce bien appartenait au De Hertoghe. Jean, fils de Gosuin De Hertoghe, surnommé à la barbe, eut pour héritières ses deux filles, Elisabeth et Marguerite De Hertoghe; celle-ci épousa Walter Vandernoot, à qui elle apporta en dot le bois de Creval près d'Assche; quand à Elisabeth, elle s'allia à Engelbert d'Enghien, chevalier, seigneur de Kestergat. Son fils Jean, le célèbre amman de Bruxelles du temps de Philippe Le Bon, son peit-fils Louis et son arrière-petite-fille Jeanne relevèrent succéssivement son fief de Haeren en 1451, en 1480, et le 25 mars 1514-1515. Jeanne épousa Florent de Mottenghien, seigneur d'Asprignies, puis elle se remaria à Henri Bauw, seigneur de Vremde, qui mourut le 1er janvier 1510. Sa fille unique, Elisabeth Bauw, décéda le 2 septembre 1560, sans avoir eut d'enfants de Jean de Cortenbach, seigneur de Keerbergen et Eechoven, de qui la demeure des Hertoghe prit le nom de hoeve van Cortenbachhist06b.jpg ou de het oudt casteel van Cortenbach. Ces deux époux testèrent, le 22 décembre 1537, au profit de messire Jeanne d'Enghien, fille de Virgile, seigneur de Santbergen, et cousine d'Elisabeth, épouse de Gaspar Vandernoot, seigneur de Carloo. Un des arrière-petits-fils de ce dernier, Philippe, capitaine d'une compagnie libre au service d'Espagne, fut seigneur de Cortenbach, ainsi que son neveu, Henri-Joseph, également capitaine d'infanterie, et qui périt avec son colonel Massion, à la prise de Valenciennes. Le frère de Henri-Joseph, Roger-Walter, baron de Carloo, laissa l'ancien château de Cortenbach à Haeren, avec ses dépendances consistant en 65 bonniers, sa cour féodale, etc., à son cinquième fils, Roger-Lamoral Vandernoot, cornette au régiment du marquis de Westerloo. Celui-ci eut pour héritier son frère Charles-Bonaventure, baron de Schoonhoven, qui fut créé conseiller de Brabant le 9 mars 1713, et comte le 16 mai 1716; plus tard, il devint membre du conseil d'état, grand bailli du Brabant wallon, et chambellan de l'empereur. Ce nouveau possesseur eut quelques difficultés avec sa mère, au sujet de sa part paternelle. Il épousa Catherine-Philippine de Waes et mourut le 21 janvier 1761. Son fils, le comte Jean-Antoine, baron de Schoonhoven, a considérablement embellit le château de Haeren, onstruction très simple, et qui emprunte sa principale beauté à sa situation sur le coteau qui descend vers la Senne. Maximilien-Louis, comte Vandernoot, marquis d'Assche et de Wemmel, fils aîné du comte Jean-Antoine, est mort en 1847 , ainsi que nous l'avons dit en parlant d'Assche.

    à suivre...

    Pour relire les épisodes précédents:

    "Haren au fil des siècles (I)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (II)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (III)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (IV)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (V)", cliquez ici

    hist06c.jpg

  • Haren au fil des siècles (V)

     

    hist5a.jpg

    Cinquième volet de l'histoire de Haren telle que rapportée en 1855 par Alphonse Wauters:

    "La haute, moyenne et basse justice de Haeren, avait été rachetée par le domaine, du temps des archiducs Albert et Isabelle. Elle fut, de nouveau, donnée en engagère, le 3 août 1626, au capitaine Pierre Madoets, échevin de Bruxelles, moyennant une somme de 2100 florins, à laquelle Madoets ajouta 700 florins, le 14 avril 1638. Philippe-Godefroid Vandewouwere devint définitivement possesseur de cette juridiction, en augmentant l'engagère de 2800 florins (lettres patentes du 14 mai 1644, r. du 24 octobre 1644). Les filles de Vandewouwere et de Marie-Anne Masteleyn: Angéline et Régine, lui succédèrent (r. du 1er mars 1692); la dernière épousa successivement Jacques Ducx, chef-maïeur de Cappelle-au-Bois, et Charles-Frédéric Marischal de Biebersteyn. Elles vendirent Haeren à Guillaume Van Langendonck, seigneur de Beersele (r. du 2 octobre 1699), père de Guillaume (r. du 2 septembre 1722), et de Marie-Anne, baronne d'Heembeek, qui, tant pour elle que pour son frère, devenu imbécile, céda Haeren à Jean-Nicolas Servandoni d'Hannetaire et à sa femme Marguerite Huet (r. du 10 mars 1759).

    hist5b.jpgD'Hannetaire devait sa renommée et ses richesses à une profession pour laquelle on affichait, de son temps, un profond mépris. Peu d'artistes meilleurs que lui ont brillé sur la scène de Bruxelles, ou !il mourut en 1780, sans avoir quitté le théâtre. Il était né à Grenoble en 1718. Ses parents lui firent donner une excellente éducation et le destinaient à l'état écclésiastique; mais, ne se sentant pas la vocation nécessaire, il adopta la profession de comédien et y brilla constamment au premier rang. Possesseur, dit-on, de 80000 livres de rente, il tenait une maison charmante qu'embellissaient encore ses trois filles, connues à Bruxelles sous le nom des "Trois Grâces". Le prince de Ligne, qui aimait les arts, et qui aimait encore plus une des trois beautés, Angélique d'Hannetaire, venait souvent se délasser chez lui du cérémonial auquel l'obligeait le rang distingué qu'il occupait à la cour de Bruxelles. D'autres seigneurs suivaient son exemple, et la maison du célèbre acteur, rendez-vous obligé de tous les hommes d'esprit et de plaisir, formait une espèce d'athénée; un des passe-temps auxquels on s'y livrait, était de jouer des comédies improvisées, dont on ne donnait le sujet qu'au moment même de la réunion. D'Hannetaire embellit considérablement le château de Haeren, avec l'aide de son oncle, le chevalier Servandoni, qui excellait dans l'architecture et dans les tableaux de ruines et de perspectives. Le 28 décembre 1770, il vendit Haeren à Jean-Antoine, comte Vandernoot, chambellan de l'impératrice Marie-Thérèse, et à sa femme, Marie-Josèphe Taye, marquise de Wemmel (r. du 14 janvier 1771).

    à suivre...

    Pour relire les épisodes précédents:

    "Haren au fil des siècles (I)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (II)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (III)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (IV)", cliquez ici

    hist5c.jpg

  • Haren au fil des siècles (IV)

    hist04a.jpg

    Nous poursuivons notre parcours au travers de l'histoire de notre village!

    "Une partie des cens de Haeren fut achetée à messire Dupin par le secrétaire Corneille Van Heymbeke, et par sa femme Madelaine Van Asbroeck, qui laissèrent à leurs enfants: sire Rutger-Théodore Van Heymbeke, conseiller de Brabant, messire Frédéric-Antoine, licencié en droit, messire Pierre-François, capitaine au service du roi, et Henriette (r. du 12 décembre 1668). Un fils de cette dernière et de Théodore de Flodorp, messire Antoine de Flodorp, releva les cens de Haeren, après la mort de son oncle Pierre-François Van Heymbeke (r. du 11 juin 1674); son frère Pierre, seigneur de Clabbeek, capitaine au service du roi, eut pour sa part la maison de campagne des Van Heymbeke, mais il l'a céda à son frère aîné, qui, étant mort avant lui, lui laissa ses cens domaniaux (r. du 27 avril 1722). Les Flodorp vendirent leurs biens de Haeren à Pierre Van Antwerpen (vers 1753), dont la maison de campagne, l'ancien "goet van Flodorp" , a appartenu a Madame la baronne Osy, et a ensuite été acheté par feu le colonel Bouvier. Ses jardins ornent l'entrée du village de Haeren, du côté du midi.

    à suivre

    Pour relire les épisodes précédents:

    "Haren au fil des siècles (I)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (II)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (III)", cliquez ici

    hist04b.jpg

  • Haren au fil des siècles (III)

    hist03a.jpg

    Suite de l'histoire de notre village telle que rapportée dans l'ouvrage de Alphonse Wauters publié en 1855:

    "Lors du sac de Malines par les Espagnols, en 1572, l'hôpital fut livré au pillage. Dupin s'y était caché dans une chambre occupée par sa femme, Catherine Vandenhameele, qui était alors sur le point d'accoucher; on l'y découvrit, on l'accabla de coups, et on allait le tuer, lorsque Catherine, par un effort suprême, se jeta hors de son lit. L'état dans lequel elle se trouvait inspira quelque pitié aux pillards, qui toutefois exigèrent pour sa rançon 3000 florins, et, pour celle de son mari, 5000 florins. Elle accoucha le lendemain et Dupin mourut de chagrin un mois après. Sa veuve se remaria à Barthélémi de Lucquo. Dupin avait acheté la haute, moyenne et basse justice et les cens domaniaux de Haeren (r. du 15 avril 1569), lesquels passèrent, après lui, à ses fils: Jacques, Antoine et François (r. du 24 janvier 1572-1575). Messire Jacques Dupin mourut en 1625, à Breda, capitaine d'une compagnie de cavalerie; son frère Antoine, qui hérita de lui ses cens domaniaux de Haeren (r. du 22 septembre 1627), fut échevin de Malines et procréa deux fils qui périrent, le premier, au siège de Pilsen en Bohème; le deuxième entre Suse et Pignerol, en 1629, et une fille, Marie-Lélie, femme de Jacques Meester-Jan, secrétaire de la ville de Bruxelles, anobli en 1657. Isabelle Dupin porta en mariage de sa famille à Haeren à Guillaume-Albert de Rayemackere (r. du 1er août 1654), père de Guillaume, qui fut trésorier de la ville de Bruxelles (r. du 30 avril 1718); Guillaume de Rayemackere devint receveur et doyen de la draperie à Louvain, et céda à Jean-Antoine-Marie-Joseph comte Vandernoot ses cens à Haeren, qui rapportaient par an 161 deniers de Louvain, 40 chapons, 23 oboles de Louvain, 44 setiers d'avoine, et 6 florins 1 sou censaux (r. du 1er août 1746)."

    à suivre

    Pour relire les épisodes précédents:

    "Haren au fil des siècles (I)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (II)", cliquez ici

    hist03b.jpg

     

     

  • Haren au fil des siècles (II)

    hist02a.jpg

    Voici le deuxième volet de la publication des extraits concernant Haren de "L'histoire des environs de Bruxelles":

    "Aucun souvenir historique ne se rattache à l'ancienne famille de Haeren, qui restat obscure et s'éteignit de bonne heure.

    (En 1249 vivait Pierre de Haren, et, en 1253, Walter de Haren,vassal du seigneur de Malines. Pierre, eut entre autres enfants, un fils nommé René (1269) et une fille qui épousa Paridan de Haren (1253). En 1241, Maître Jacques de Haren, chanoine d'Anderlecht, donna à l"abbaye d'Afflighem un bonnier situé à Haren. Pierre de Haren, prêtre, est cité en 1314.)

    Le 10 avril 1559, maître Rombaud Loots, secrétaire de la reine Marie de Hongrie et, plus tard, conseiller de la chambre des comptes de Brabant et chevalier, qui avait acquis le quatre mars précédent, à Haeren des biens appartenant aux héritiers d'Antoine Vandermeeren, acheta du souverain, moyennant 1172 livres, la haute moyenne et basse justice du village et ses dépendances (relief du 17 juin 1559); il y acquit en outre: le 15 juin 1561, moyennant 19 livres, les cens possédées par le domaine (r. du 7 mai 1563); le 22 janvier 1562-1563, moyennant 20 florins carolus, le droit de percevoir les lots et ventes, et enfin, le 18 avril 1564, moyennant 218 livres d'Artois, quelques autres cens (r. du 21 juillet 1564).

    Le fils de maître Loots, Jean Loots (r. du 4 mars 1566-1567), fut commissaire de l'artillerie, et épousa une demoiselle d'Alost, Jacqueline de Vremde, dont il eut Adrien Loots, créé chevalier en 1607 et qui fut plusieurs fois echevin de Gand. Messire Jean Loots vendit toutes ses propriétés de Haeren, en 1569. Jacques de Jennepo lui acheta, le 18 juillet 1569, une maison de campagne entourée d'eau, voisine de la Ganseweyde et de la Wedelghemstrate, ainsi que des étangs, des digues, etc, contenant ensemble sept bonniers et s'étendant le long des rives de la Hoelbeke. Par son testament, qui est daté du 21 février 1570-1571, Jacques institua son héritier Antoine Del Pino ou Dupin, et légua aux pauvres de Haeren 1600 florins du Rhin, de 20 sous afin de distribuer tous les dimanches, un pain d'un sou et un sou en argent à 18 indigents choisis par Del Pino ou ses héritiers, et qui devaient, ces jours-là, assister à la grand-messe (lettre echevinale du 9 novembre 1574)"

    à suivre

     

    Un bonnier est une ancienne unité de mesure de surface équivalent à 140 ares ou 14000 mètres carrés.

    hist02b.jpg

  • Haren au fil des siècles (I)

    hist01 a.jpg

    Rares sont les ouvrages qui parlent de l'histoire de Haren. J'ai néanmoins trouvé dans un livre rédigé par Alphonse Wauters et publié en 1855 sous le titre "Histoires des environs de Bruxelles" un important chapitre concernant notre village.

    Je vais le publier en dix parties sur ce blog (en respectant l'orthographe de l'époque):

    "Un court intervalle sépare d'Evere le village de Haeren, dont le nom est aussi porté par deux localités voisines, l'une de Maestricht, l'autre d'Oisterwyck; la racine de ce nom se retrouve dans les dénominations d'Ahr, Arau, etc. Haeren est cité, pour la première fois, dans une légende qui a été rédigée entre les années 1050 et 1056.

    Dans le principe, Haeren ne reconnaissait que l'autorité des ducs de Brabant, qui y levaient un cens assez considérable. Les actes concernant les biens censaux s'y passaient, là comme à Dieghem et aux environs, par-devant une cour censale, présidée par le receveur du domaine. Pour les affaires plus importantes, les habitants reconnaissaient la juridiction de l'échevinage de Campenhout; le village dépendait aussi de la chef-mairie de ce dernier endroit, ainsi qu'on le reconnut, à la suite d'une enquête, en 1533, et contrairement aux prétentions du maire de Vilvorde.

    Haeren souffrit considérablement des guerres de l'année 1489, et de la famine qui les suivit. En 1516, s'y tint un concours de l'arc, où vint la gilde de Louvain. Trois ans après, le 23 décembre, on y exécuta un lépreux nommé Pierre Poelvacx, qui avait été convaincu d'avoir commis trois meurtres. Pendant son procès, on avait soutenu qu'en qualité de lépreux il n'était pas justiciable de l'autorité civile; afin de protester contre cette prétention, on résolut de conserver la mémoire de son exécution. Le 26 décembre, le bourreau et cinq ramoneurs (schouvageren) de Bruxelles vinrent secrètement ôter de roue le cadavre du supplicié et l'enterrèrent; puis ils le remplacèrent par un homme de paille qu'ils habillèrent de chausses et d'un pourpoint. La roue se trouvait alors sur le bord du chemin conduisant de Bruxelles à Malines."

    à suivre

    hist01 b.jpg

  • L'histoire, c'est aussi la vôtre

    Kasteelhof 1955 001.jpg

    L'histoire n'est pas uniquement écrite au travers de grands événements ou par des grands hommes (ou femmes). C'est aussi la vie quotidienne des simples citoyens. C'est dans cette optique que les archives de la Ville de Bruxelles lancent un appel  témoignages et créent, pour l'occasion, une nouvelle section sur le site web de la Ville.

    1932233_658033260924000_614495392_n.jpgL’objectif des Archives de la Ville de Bruxelles est de collecter, de conserver et de diffuser des récits inédits sur l’histoire de Bruxelles à partir de journaux intimes ou de carnets de note d’ancêtres, de souvenirs personnels ou familiaux, d’archives ou encore de photographies. Les témoignages rentrant dans les conditions établies par les Archives seront mis en ligne sur le site Internet de la Ville de Bruxelles dans la nouvelle section qui leur est consacrée. Un premier témoignage rédigé par Jean Uyttersprot sur la vie de sa famille dans les Marolles aux 19e et 20e siècles a été publié afin d’inaugurer cette initiative.

    lalieux.jpg« La mémoire d’une ville, c’est aussi l’histoire de chaque famille, de chacun de ses habitant, au travers des siècles. Grâce à cette nouvelle initiative, ces archives pourront être sauvegardées, mises en valeur et largement diffusées. J’encourage tous les Bruxellois à partager leurs souvenirs de famille afin de voir la collection rapidement s’agrandir » explique Karine Lalieux, Echevine de la Culture.

    1922333_1451253348439435_1408674165_n.jpgLes Archives acceptent les témoignages écrits, principalement sous forme électronique. Les images doivent être inédites et libres de droits. Les Archives acceptent également des manuscrits plus anciens, rédigés à la main ou dactylographiés, qui seront scannés et éventuellement restitués aux donateurs. La mise en ligne des témoignages répond à des exigences de contextualisation, d’orthographe et de respect de la vie privée. L’appel est lancé auprès du public intéressé par cette collecte de témoignages inédits.


    Archives de la Ville de Bruxelles

    Rue des Tanneurs 65

    1000 Bruxelles

    archives@brucity.be

     

     

     

  • Haren et le chemin de fer

    vap diab carte.jpgHaren et le chemin de fer, c'est une histoire qui a vu le jour pratiquement avec le début de la Belgique, puisque la première ligne du continent européen passait déjà par notre village en 1835. Depuis, le paysage a bien changé, et outre le site mal nommé de Schaerbeek-formation qui occupe un bon tiers du territoire de l'entité, différentes lignes cernent le village (25, 26, 27, 36) sans compter le dernier viaduc "Diabolo".

    Je vous propose ici deux vidéos: la première est la vue de Haren depuis le poste de conduite d'un Thalys, en fait le conducteur ne voit pratiquement rien de notre village (mais on l'entend passer)

    La seconde vidéo concerne le passage de trains à vapeur lors de la mise en service du Diabolo

  • Fleur de Buda

    Buda.jpgChaussée de Buda, pont de Buda, gare de Buda... Cela a-t-il un rapport avec la capitale hongroise? Et bien oui, en voici l'explication:

    En 1541, Buda capitale de la Hongrie (qui ne fusionnera avec Pest qu'en 1873), est prise par les Ottomans suite à un siège par Soliman le Magnifique. Mais en 1686, soit 145 ans plus tard, elle fut reprise par les armées coalisées de la "Sainte Ligue" sous les auspices de la papauté. Cette victoire militaire, politique et symbolique fut célébrée dans toute la chrétienté, et entre autre à Bruxelles ou une gigantesque fête fut organisée sur la place du Sablon le 11 septembre 1686. Il faut dire qu'à l'époque, la Belgique dépendait encore de l'empire des Habsbourg, héritage de Charles Quint.

    Haren (qui ne faisait pas encore partie de Bruxelles), a baptisé à cette occasion un de ses quartiers "Buda".

    Le pont actuel date de 1955 (le précédent ayant été détruit lors de la seconde guerre mondiale); Haren partage la chaussée de Buda avec Machelen, quand à la gare, ses quais se trouvent à présent en région flamande.

    buda plaque 02.jpgIl y a eu aussi une gare qui portait le nom de Haren-Buda. Celle-ci fut très fréquentée jusqu'à la disparition de l'usine Renault Vilvorde. Son accès fut aussi déplacé de quelques mètres... en région flamande... Elle perdit ainsi son titre de "gare bruxelloise", et fut rebaptisée "Buda", les titulaires d'un titre MTB ne pouvant y faire usage... Un projet existe pour déplacer cet arrêt vers la Kerklaan à Machelen en vue de déservir le futur centre commercial Uplace... Pour les nostalgiques, une plaque "Haren-Buda" a pu être préservée et trône à présent au mur du Toogenblik.

    Fleur de Buda.jpgMais ce qu'ignorent la plupart des francophones, c'est qu'Haren-Buda a été en tête des hit-parades flamands et néerlandais au début des années 70. En effet, c'est en 1970 que la chanteuse Della Bosiers sort ce qui devait être son plus grand succès: "Fleur de Buda" qui comme son titre ne l'indique pas était entièrement en flamand (texte avec traduction ci-contre, cliquez pour aggrandir). 40 ans après, la télévision flamande lui a demandé de remettre le couvert avec toujours autant de succès...