Histoire - Page 3

  • Hostellerie!!!

     

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    gui 01-page-001a.jpgEn parcourant d’anciens ouvrages, on tombe parfois sur des perles. Ainsi, dans un « Guide Indispensable du Voyageur » édité en 1845 (10 ans après l’inauguration de la première ligne de chemin de fer en Belgique), outre les horaires et les tarifs, l’auteur décrit ce que le voyageur peut oir au cours de son trajet. La description de Haren est plutôt succincte :

     

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    Mais la description suivante est plus interpellante :

     

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    privil03.jpgUne autre source m’apprend que cette maison de correction a accueilli jusqu’à 12000 « clochards, ivrognes, prostituées et autres indésirables dans la société ». La surpopulation carcérale n’est donc pas un problème neuf ! Et si cette prison était qualifiée à l’époque de modèle, les établissements construits actuellement sont de véritables palaces. Et justement, une aile de cette ancienne prison de Vilvorde a été transformée en hôtel de standing.  Le prix de base d’une nuitée est de 160€ ; mais il y a des promotions comme en ce moment 1 nuitée avec petit-déjeuner, verre de bienvenue, une bouteille de Cava et un repas 4 services est compté 119€ par personne ! Un prisonnier dans la nouvelle prison de Marches (avec un financement semblable à celui de la future prison de Haren) coûte 214€ par jour aux contribuables ; cherchez l’erreur !

     

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    lodge04.jpgCe n’est pas la première fois qu’une ancienne prison est ainsi transformée en hôtel, en autre exemple est celui de l’Amigo derrière l’Hôtel de Ville. Les décideurs ont peut-être un agenda caché, et dans quelques années, la future prison de Haren sera un vaste complexe hôtelier. Vous tomberez peut-être alors sur ce genre de publicité :

     

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    Mais à qui profite le crime ?

  • Histoires de barreaux

     

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    L’emprisonnement de Haren est le résultat d’un processus initié il y a très longtemps. Si pris individuellement, chaque événement ne peut être considéré comme entièrement négatif, la combinaison de l’ensemble contribue à l’incarcération de notre village.

     

    Premier barreau : 1561 percement du canal de Willebroek

    canal bar.jpgAu départ, le creusement du canal était plutôt une bonne chose. En effet, les « zavelsteenen » extraites des carrières de Haren étaient acheminées par voie d’eau, or la Senne était une rivière trop capricieuse pour être navigable toute l’année, le canal apportait une bonne solution à ce problème. Ce n’est que quelques siècles plus tard que le canal aura une conséquence néfaste pour le Village. Au début du XXème siècle, Bruxelles désirait étendre son port et surtout pouvoir se prétendre port de mer. Mais la hauteur des ponts fixes ne permettait pas l’arrivée des cargos. La Ville de Bruxelles a tout simplement annexé en 1921 les communes situées en aval de ces ponts à savoir Laeken, Neder over Heembeek et Haren afin d’y créer un avant-port accessible aux navires de mer. Les harenois, ont ainsi perdu le contrôle de la gestion de leur village, avec toutes les dérives que cela implique.

     

    Deuxième barreau : 1835, arrivée du chemin de fer

    vap diab bar.jpgAu début, la ligne Bruxelles-Malines (la première du continent) n’était pas très envahissante : elle longeait la Senne relativement loin du centre du village. Mais avec le développement du transport ferroviaire, le problème de la formation des trains et d’un site d’entretien s’est rapidement posé. Ces installations ne pouvant prendre place au centre de la ville, le site de Haren s’est imposé au nord de Bruxelles pour y implanter ce qui est improprement baptisé « Schaerbeek-formation » (95% se trouvant sur le territoire de Haren). Ce site occupe un tiers du territoire du village et le coupe littéralement de la Senne et de Neder over Heembeek. Pour être honnête, cela n’a pas eu que des conséquences négatives : des industries se sont développées dans le bas de Haren, tandis que le haut restait agricole et a largement profité du chemin de fer pour exporter sa production (une gareétait même dévolue). Mais depuis les temps ont changés, et si des indemnités ont été versées à la Ville pour compenser les inconvénients de la construction de la ligne TGV et du viaduc Diabolo, les harenois n’en ont pas vu la couleur. D’autant que l’offre de transport a diminué au fil des années.

     

    Troisième barreau : 1915, installation de l’aérodrome

    aerodrome01 bar.jpgDébut de la première guerre mondiale, l’occupant allemand choisi Haren pour installer une base pour Zeppelin afin de bombarder Paris. A la fin du conflit, la Belgique récupère les installations pour y créer ses aviations militaires et commerciales. La SABENA a donc vu le jour à Haren en 1923 ! Au dire des anciens harenois, cela amenait d’ailleurs un tourisme dominical désireux de voir des aéronefs. L’aérodrome de Haren (et non pas d’Evere !!!) a été exploité jusqu’en 1949, pour être supplanté par Melsbroek puis par Zaventem qui avaient des pistes plus longues, adaptées aux avions modernes. Mais Haren n’en a pas été quitte avec les avions puisque la piste 25 droite, la plus longue et la plus utilisée de Zaventem implique le survol direct à basse altitude du village. Au niveau de l’ancien aérodrome, seule la firme de construction aéronautique SABCA s’est maintenue.

     

    Quatrième barreau : 1967, installation de l’OTAN

    otan bar.jpgLe général De Gaulle ne voulait plus de l’OTAN en France, et Bruxelles s’est proposée… Le site actuel est déjà situé à Haren (et pas à Evere comme l’écrivent des journalistes peu scrupuleux) mais est très excentré par rapport au village. Mais depuis, le rideau de fer est tombé et, qui aurait pu le croire, cela a des conséquences pour Haren (effet papillon ???). En effet, des pays issus de l’ancien bloc de l’est ont rejoint l’alliance atlantique et donc le nombre de représentants et de fonctionnaires a augmenté. L’organisation se trouvait donc à l’étroit dans des bâtiments de toute façon construits à la hâte. De nouveaux bâtiments sont donc construits sur l’ancien site de l’aérodrome (en démolissant au passage le remarquable aérogare art déco « Avia Palace » qu’aucun politicien n’a eu le courage de classer et de préserver) se rapprochant ainsi du centre de notre entité avec même une entrée au coin de la rue Arthur Maes et de la chaussée de Haecht !

     

    Cinquième barreau : 1970, construction du dépôt de la STIB

    stib bar.jpgCe ne devait être qu’un petit dépôt de bus. Mais pour le construire il a fallu exproprier les meilleures terres agricoles de Haren ! Et puis au fil du temps, ce petit dépôt s’est étendu, encore et encore… a présent c’est aussi un dépôt de tram et il a même une piste d’essai pour le métro (qui pourtant ne devrait jamais venir à Haren !). Un « dégât collatéral » est que les agriculteurs se sont mis à vendre leurs terres, et que le haut de Haren, dont la seule industrie était jusqu’alors la SABCA, a vu se développer les zones d’activité avec même de nouvelles voiries (Bassin Collecteur, Métrologie…) Ceci enclavant un peu plus le village.

     

    Le verrou : 201?, implantation d’une méga prison

    pris cad.jpgLes autorités ont longtemps laissé croire aux citoyens que la future méga-prison s’implanterait sur le site des anciennes usines Wanson. Mais, par hasard, ils ont appris que cela ne représentait qu’une infime partie du projet, et que celui-ci annexerait toute la coulée verte du « Keelbeek », privant ainsi les harenois d’un accès pédestre ‘(et bucolique) au village voisin de Diegem ainsi que d’un parc qu’ils avaient affectueusement baptisé « Teletubbies ». La décision a été prise par des fonctionnaires de l’administration qui a la réputation d’être la plus mal gérée de Belgique, la Régie des Bâtiments, sans même tenir compte de l’opposition à la forme de ce projet émise par les premiers usagers à savoir les magistrats et les avocats

     

     

    Au Sud : la STIB

    A l’Ouest : le canal et Infrabel (Schaerbeek-formation)

    A l’Est : l’OTAN

    Au dessus de nos têtes : les avions

     

    Et bientôt au Nord : la méga-prison !!!

     

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  • De Haren à Léopoldville

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    Instantané 2 (14-02-2015 13-40).pngLe 12 février 1925, décollait de Haren un trimoteur Handley-Page de la SABENA baptisé "Princesse Marie José". A son bord, le pilote Edmond Thiéffry et le mécanicien Jeff De Bruycker. En 51 jours (75 heures de vol effectif), il gagnèrent Léopoldville.

    Instantané 2 (14-02-2015 14-13) b.jpgPour l'époque, c'était un véritable exploit! La jeune compagnie aérienne (créée en 1923) ne voulait pas laisser le pilote réaliser sa tentative de crainte d'y perdre son coûteux appareil; et ce n'est qu'après que le roi Albert I eut accepté de garantir la perte éventuelle sur sa cassette personnelle, que la SABENA  consentit enfin.

    Il fallut néanmoins attendre 1935 pour qu'une liaison commerciale régulière entre la Belgique et le Congo soit instaurée.

  • Un Diable de Haren

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    Si la fièvre diabolique est un peu retombée avec la fin de la Coupe du Monde au Brésil, il me semble opportun de signaler aux plus jeunes que Haren a eu son Diable Rouge.

    Jean_Plaskie 01.jpgJean Plaskie est né en 1941 dans notre village. C'est tout naturellement qu'il fit ses débuts footballistiques au FC Haren avant d'être repéré par le sporting d'Anderlecht qui le recruta dans son équipe de jeunes. En 1960, il intégra l'équipe première d'Anderlecht (club dans lequel il fit toute sa carrière professionnelle) au poste de défenseur central. Sa présence dans le jeu et son formidable jeu de tête le firent rapidement remarquer et en 1964, il fut sélectionné une première fois pour les Diables Rouges. Il compta en tout 33 sélections en équipe nationale notamment avec Raymond Goethals. Il mit fin à sa carrière en 1972 suite à une blessure au pied.

    Le R.S.C. Anderlecht le considère toujours comme ayant été un joueur hors pair!

    S'il n'avait été appelé par le football, Jean Plaskie aurait aimé être coureur cycliste. Il a d'ailleurs participé à plusieurs courses en tant qu'amateur.

  • Tous aux abris!

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    abricouleur.jpgOn a beaucoup parlé ces derniers jours de l'abri anti-aérien de la place du Jeu de Balle qui est menacé par le projet de parking de l'échevine Els Ampe. Si ce vestige a certainement une valeur historique et patrimoniale (n'en déplaise à l'ostendaise) il n'est pas le seul dans la ville. Il en existe un sous le théâtre Royal du Parc qui est même relié directement avec le parlement fédéral.

    1280px-Evere-Abris_anti-aérien.JPGMais Haren, qui, avec son aérodrome et son noeud ferroviaire fut une cible privilégiée des bombardements alliés (on a encore découvert une bombe non explosée sur un chantier d'Infrabel à coté du Keelbeek il y a peu) a eu aussi ses abris anti-aériens.

    faisceau b.jpgCertains, de taille modeste, étaient destinés aux sentinelles. On peut encore en voir un exemple en bordure de la réserve du Moeraske. Mais le plus remarquable, et le plus vaste est loin du regard du public. Situé sous le faisceau de la gare de triage, il a même des salles d'opération qui pouvaient accueillir des blessés civils ou militaires. La chose n'est pas aisée, mais il faudrait trouver une solution pour le rendre accessible au public pour en faire un lieu de mémoire et d'histoire.

    aiguillage.jpgIl n'y avait pas que les abris anti-aérien. Ainsi, du poste d'aiguillage du Keelbeek (démoli il y a 2 ans) partait un tunnel souterrain qui le reliait à ce qui est maintenant l'ilot Twyeninck/Kasteelhof. Il devait permettre aux cheminots de quitter le poste en toute sécurité en cas d'alerte. Il est plus que probable que des vestiges de ce souterrain existent toujours.

    jipe06.jpgNul doute que les futurs "locataires" du site du Keelbeek retrouveront l'entrée de ce souterrain et en feront un nouvel usage...

  • Un siècle de survol!

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    1914, le début de "la grande guerre". Les conséquences de ce conflit se font encore sentir sur Haren aujourd'hui. En effet, en automne 1914, les autorités allemande décident d'installer une base pour ses Zeppelins qui devaient bombarder Londres et Paris sur le Harenheydeveld. Ce choix était mûri: outre le fait que le site était en retrait de la ligne de front (les Zeppelins sont vulnérables au sol), on est proche d'un poste de commandement (les communications étaient plutôt précaires à l'époque) et bénéficiait d'une bonne desserte ferroviaire, essentielle. En plus, l'environnement rural offrait aux troupes un approvisionnement non négligeable.

    Si le premier hangar fut bombardé par les anglais dès 1915, l'aérodrome pris son essor et à la fin du conflit, les autorités belges en prirent naturellement le contrôle, tant d'un point de vue civil que militaire.

    C'est ainsi que la SABCA vit le jour début des années 20 et que la SABENA naquit à Haren en 1923!

    C'est ainsi que l'aviateur Edmond Thieffry réalisa le premier vol entre la Belgique (Haren) et le Congo en 1925!

    En 1927, dès le lendemain de sa traversée de l'Atlantique, Charles Lindbergh fit escale à Haren ou il rencontra le roi Albert!

    av 1.jpgLors du second conflit mondial, l'occupant allemand continua à utiliser l'aérodrome d'Haren, mais avec sa piste en herbe, si ils convenait aux chasseurs, ce n'était pas le cas pour les bombardiers lourds. A cet usage, les teutons installèrent donc un aérodrome à Melsbroeck.

    A la sortie du conflit, les nouveaux avions de ligne se posaient toujours à Haren, ou la SABENA avait maintenu ses hangars d'entretien. Toutefois, ils ne pouvaient pas y décoller à pleine charge. On assistait donc à un balais curieux: les avions se rendant par la route à Melsbroeck pour y décoller!

    En 1949, l'aérodrome d'Haren cessa ses activités. Toutefois l'activité liée à l'aviation reste présente au travers de sociétés comme la SABCA; Eurocontrol ou des sociétés de fret implantées dans notre village. Et bien sur, Haren est toujours survolé. Depuis un siècle à présent!!!

    Le nouveau siège de l'OTAN va prendre la place qu'occupait l'aérodrome. Un bâtiment art-déco remarquable, l'ancien "AVIA-PALACE" a été démoli parce que le ministre en charge à l'époque, Emir Kir l'avait jugé "sans intérêt"! J'ai eu la chance de le visiter avant sa disparition. Et je n'ai pas de mots assez forts pour qualifier le sinistre imbécile qui a décidé sa démolition!

    Pour avoir un aperçu de l'AVIA PALACE, cliquez ici

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  • De Cologne à Verdun

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    La guerre 14 18 a parfois eu des conséquences qui, à présent peuvent sembler anecdotiques, mais qui, dans le contexte de l'époque étaient importantes.

    a maes.jpgAinsi, la rue principale de Haren s'appelait jusqu'en 1918 "Keulschestraat" (rue de Cologne). A la fin de la guerre, il était inconcevable qu'une rue porte le nom d'une ville ennemie. La commune de Haren (notre village était encore autonome à l'époque), dont le bourgmestre était Arthur Maes, la rebaptisa donc "Geallierdestraat" (rue des Alliés).

    Ce n'est qu'en 1923, que la Ville de Bruxelles, qui avait annexé Haren deux ans plus tôt, lui donna son nom actuel: "rue de Verdun" en souvenir de la célèbre bataille (certains parlent plutôt de boucherie).

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  • Du pain

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    Ce 16 octobre, c'est la Journée Internationale de l'alimentation qui a pour thème cette année l'agriculture familiale. Les Nations Unies soulignent ainsi l’importance des petits exploitants dans la sécurité alimentaire mondiale.

    La Ville de Bruxelles a choisi de mettre le pain à l'honneur.

    boul01.jpgMais à Haren?, il y a bien longtemps que notre village ne compte plus de boulangerie. Il y a quelques années, un jeune boulanger a bien essayé de s'installer rue Cortenbach, mais il n'a pu résister aux prix "cassés" pratiqués par l'épicerie qui fait aussi dépôt de pain.

    En fait, la dernière boulangerie se situait justement à l'emplacement de l'actuelle épicerie (avant cela elle était à l'angle de la rue du Donjon et de la rue de Verdun). Elle était tenue par une certaine Marie-Ange Hauwaert dont la famille possédait une autre boulangerie près de la place Saint-Vincent à Evere.

    DSCN3038.JPGAutre temps, autre moeurs: en ce temps là, le sac pour emballer le pain coupé était payant (25 centimes de l'époque). Il n'était pas rare de voir des clients ramener leur sac pour le réutiliser. C'était avant que le développement des grandes surfaces ne change la donne.

    DSCN3042.JPGJusque dans les année 70, le pain pouvait aussi être livré  domicile à Haren (à vélo!). Il était donc possible d'avoir du pain frais au petit déjeuner sans devoir sortir de chez soi!

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  • Haren au fil des siècles (X)

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    Dernier volet de l'histoire de Haren selon Alphonse Wauters. Nous publions ici quelques chiffres que l'auteur a mis en annexe de son texte principal et qui donnent une "photographie" de Haren à différentes époques:

    "Haeren (Haren, XIème siècle, 1230, 1241, 1322, etc.) commune du canton de Vilvorde à 1 1/2 l. N.-1 1/4 N.-O. de Bruxelles.

    Territoire: En 1686, Haeren consistait en 492 bonniers, dont 384 bonniers de terres, 119 de pâtures, 2 de bois, 7 d'étangs; le revenu imposable s'élevait à 5038 florins. En 1846, sur une étendue totale de 582 hectares, la commune comprenait 168 ha cultivés en céréales, 7 ha cultivés en plantes industrielles, 74 ha cultivés en racines et fourrages, 64 ha de prairies, 17 a de jardins potagers, 5 ha de jardins d'agrément, 3 ha de bois, 1 ha de bruyères. La verge linéaire avait 18 1/3 pieds de Bruxelles.

    hist10b.jpgNombre d'habitations: En 1835, 30; en 1480, 21; en 1525, 42, dont sept à deux foyers; en 1686, 34 chaumières, des fermes, 2 châteaux, 3 brasseries, 1 auberge, 1 forge; en 1846, 156 maisons dont 3 inhabitées.

    Population: En 1786, 482 habitants; en l'an VIII, 481; au 31 décembre 1831, 599; au 15 novembre 1846, 771, formant 153 ménages; 52 enfants recevaient l'instruction et 182 personnes les secours de la bienfaisance.

    Industrie: 1 brasserie, quelques carrières.

    Dépendances: En 1253, on mentionne le Lieseberch (montagne d'Elise ou Elisabeth), entre Haeren et Evere, et le Dongelberg, près de Haeren; en 1324, le Luusbosch, entre Haeren et Evere (Cartulaire de l'infirmerie du béguinage de Bruxelles); en 1407, l'Oudestrate (juxta vicum dictum de Oudestrate); en 1407, le Platborschsteen (subtus Haren).

    Les régistre de l'état civil commencent en 1659.

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    Pour relire les épisodes précédents:

    "Haren au fil des siècles (I)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (II)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (III)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (IV)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (V)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (VI)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (VII)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (VIII)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (IX)", cliquez ici

  • Haren au fil des siècles (IX)

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    Avant dernier volet de l'histoire de Haren telle que contée par Alphonse Wauters en 1855. Précisons que si le chemin de fer est apparu en 1834 à Haren, ce n'est qu'en 1880 que la gare de formation de Schaerbeek s'est implantée à Haren, et que c'est surtout à partir de ce moment que notre village a connu un développement industriel.

    hist09b.jpg"Le village n'offre aucune importance sous le rapport industriel, mais on a toujours exploité des carrières de pierres à bâtir et à diguer. Au seizième siècle, les échevins, les conseillers et les receveurs de la ville de Vilvorde, afin de faciliter le transport des pierres jusqu'à la Senne, où ils avaient un quai d'embarquement (steengelege), demandèrent à l'empereur Charles-Quint l'autorisation d'ouvrir, à travers les pâtures communes de Haeren, un chemin partant du Harenberch et aboutissant à la Senne, en face du village de Neder-Heembeek (12 uin 1545). Comme ils n'avaient pas d'argent pour effectuer ce travail, Ils en empruntèrent au prévôt général, messire Thierri de Herlaer, à qui ils cédèrent les deux tiers de la propriété de ce chemin et le produit de la steengelege (13 avril 1545-1546). Sous le règne de Philippe II, les habitants du village remarquèrent qu'ils avaient beaucoup à souffrir des inondations de la rivière et des grandes pluies; les eaux n'ayant plus, à cette époque, comme elles l'avaient avant la construction du canal de Willebroeck, la faculté de 'étendre librement dans les prairies. Leurs propriétés ayant été considérablement endommagées pendant l'été de 1570, ils résolurent de faire construire des écluses et des fossés de décharge (arcken, buysen, hoockselen, grachten, enz.) Tous les habitants consentirent à contribuer dans cette dépense, et le gouvernement, dans l'intérêt de quelques pâtures domaniales, se décida à supporter égalemet sa part. Le proet des travaux, après avoir été préalablement examiné par maître Antoine Mockaert, maître des maçonneries du roi, et maître Gérard Bernaerts, maître des charpentes du roi, fut approuvé, à la condition que le village payerait au souverain, tous les ans, un cens de 6 sous (21 mai 1575).

    hist09c.jpgUn fort peu éloigné des Trois-Trous a existé à Haeren, au commencement du siècle dernier. Les prairies voisines sont sillonnées par la Hollebeke, dérivation de la Woluwe, qui vient de Dieghem, et par un autre ruisseau du même nom, le long duquel la ville de Bruxelles a conservé quelques parcelles de terres provenant, à ce qu'il semble, de l'ancienne route de Bruxelles à Malines. Plusieurs prairies voisines ont conservé des noms historiques: une d'elles, consistant en dix bonniers, reçut le nom de Pâture de Clutine, de Béatrix, fille de sire Franc Clutine et femme de Louis de Marbaix; elle se trouve entre Evere et Heembeek. Une autre, située dans la paroisse de Haeren, sous Evere, entre les biens du seigneur de ce dernier endroit et la Pâture de Clutine, s'appelait le pré de Dieghem (d'broeck Van Dyedeghem). Après avoir appartenu à Jean, fils de Jean de Diedeghem, elle passa aux De Cupere dits de Lenaerts. Une troisième, qui se trouvait entre les pâtures communales et la Ganseweyde et qui se composait de six journaux, portait la dénomination assez singulière de Witte muer (le Mur blanc). C'était, ainsi que les deux précédentes, un fief tenu du duché de Brabant; Philippe-René d'Oyenbrugge et sa femme Jeanne d'Enghien le relevèrent, le 10 juin 1608."

    à suivre...

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    Pour relire les épisodes précédents:

    "Haren au fil des siècles (I)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (II)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (III)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (IV)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (V)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (VI)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (VII)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (VIII)", cliquez ici