Histoire - Page 3

  • De Haren à Léopoldville

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    Instantané 2 (14-02-2015 13-40).pngLe 12 février 1925, décollait de Haren un trimoteur Handley-Page de la SABENA baptisé "Princesse Marie José". A son bord, le pilote Edmond Thiéffry et le mécanicien Jeff De Bruycker. En 51 jours (75 heures de vol effectif), il gagnèrent Léopoldville.

    Instantané 2 (14-02-2015 14-13) b.jpgPour l'époque, c'était un véritable exploit! La jeune compagnie aérienne (créée en 1923) ne voulait pas laisser le pilote réaliser sa tentative de crainte d'y perdre son coûteux appareil; et ce n'est qu'après que le roi Albert I eut accepté de garantir la perte éventuelle sur sa cassette personnelle, que la SABENA  consentit enfin.

    Il fallut néanmoins attendre 1935 pour qu'une liaison commerciale régulière entre la Belgique et le Congo soit instaurée.

  • Un Diable de Haren

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    Si la fièvre diabolique est un peu retombée avec la fin de la Coupe du Monde au Brésil, il me semble opportun de signaler aux plus jeunes que Haren a eu son Diable Rouge.

    Jean_Plaskie 01.jpgJean Plaskie est né en 1941 dans notre village. C'est tout naturellement qu'il fit ses débuts footballistiques au FC Haren avant d'être repéré par le sporting d'Anderlecht qui le recruta dans son équipe de jeunes. En 1960, il intégra l'équipe première d'Anderlecht (club dans lequel il fit toute sa carrière professionnelle) au poste de défenseur central. Sa présence dans le jeu et son formidable jeu de tête le firent rapidement remarquer et en 1964, il fut sélectionné une première fois pour les Diables Rouges. Il compta en tout 33 sélections en équipe nationale notamment avec Raymond Goethals. Il mit fin à sa carrière en 1972 suite à une blessure au pied.

    Le R.S.C. Anderlecht le considère toujours comme ayant été un joueur hors pair!

    S'il n'avait été appelé par le football, Jean Plaskie aurait aimé être coureur cycliste. Il a d'ailleurs participé à plusieurs courses en tant qu'amateur.

  • Tous aux abris!

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    abricouleur.jpgOn a beaucoup parlé ces derniers jours de l'abri anti-aérien de la place du Jeu de Balle qui est menacé par le projet de parking de l'échevine Els Ampe. Si ce vestige a certainement une valeur historique et patrimoniale (n'en déplaise à l'ostendaise) il n'est pas le seul dans la ville. Il en existe un sous le théâtre Royal du Parc qui est même relié directement avec le parlement fédéral.

    1280px-Evere-Abris_anti-aérien.JPGMais Haren, qui, avec son aérodrome et son noeud ferroviaire fut une cible privilégiée des bombardements alliés (on a encore découvert une bombe non explosée sur un chantier d'Infrabel à coté du Keelbeek il y a peu) a eu aussi ses abris anti-aériens.

    faisceau b.jpgCertains, de taille modeste, étaient destinés aux sentinelles. On peut encore en voir un exemple en bordure de la réserve du Moeraske. Mais le plus remarquable, et le plus vaste est loin du regard du public. Situé sous le faisceau de la gare de triage, il a même des salles d'opération qui pouvaient accueillir des blessés civils ou militaires. La chose n'est pas aisée, mais il faudrait trouver une solution pour le rendre accessible au public pour en faire un lieu de mémoire et d'histoire.

    aiguillage.jpgIl n'y avait pas que les abris anti-aérien. Ainsi, du poste d'aiguillage du Keelbeek (démoli il y a 2 ans) partait un tunnel souterrain qui le reliait à ce qui est maintenant l'ilot Twyeninck/Kasteelhof. Il devait permettre aux cheminots de quitter le poste en toute sécurité en cas d'alerte. Il est plus que probable que des vestiges de ce souterrain existent toujours.

    jipe06.jpgNul doute que les futurs "locataires" du site du Keelbeek retrouveront l'entrée de ce souterrain et en feront un nouvel usage...

  • Un siècle de survol!

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    1914, le début de "la grande guerre". Les conséquences de ce conflit se font encore sentir sur Haren aujourd'hui. En effet, en automne 1914, les autorités allemande décident d'installer une base pour ses Zeppelins qui devaient bombarder Londres et Paris sur le Harenheydeveld. Ce choix était mûri: outre le fait que le site était en retrait de la ligne de front (les Zeppelins sont vulnérables au sol), on est proche d'un poste de commandement (les communications étaient plutôt précaires à l'époque) et bénéficiait d'une bonne desserte ferroviaire, essentielle. En plus, l'environnement rural offrait aux troupes un approvisionnement non négligeable.

    Si le premier hangar fut bombardé par les anglais dès 1915, l'aérodrome pris son essor et à la fin du conflit, les autorités belges en prirent naturellement le contrôle, tant d'un point de vue civil que militaire.

    C'est ainsi que la SABCA vit le jour début des années 20 et que la SABENA naquit à Haren en 1923!

    C'est ainsi que l'aviateur Edmond Thieffry réalisa le premier vol entre la Belgique (Haren) et le Congo en 1925!

    En 1927, dès le lendemain de sa traversée de l'Atlantique, Charles Lindbergh fit escale à Haren ou il rencontra le roi Albert!

    av 1.jpgLors du second conflit mondial, l'occupant allemand continua à utiliser l'aérodrome d'Haren, mais avec sa piste en herbe, si ils convenait aux chasseurs, ce n'était pas le cas pour les bombardiers lourds. A cet usage, les teutons installèrent donc un aérodrome à Melsbroeck.

    A la sortie du conflit, les nouveaux avions de ligne se posaient toujours à Haren, ou la SABENA avait maintenu ses hangars d'entretien. Toutefois, ils ne pouvaient pas y décoller à pleine charge. On assistait donc à un balais curieux: les avions se rendant par la route à Melsbroeck pour y décoller!

    En 1949, l'aérodrome d'Haren cessa ses activités. Toutefois l'activité liée à l'aviation reste présente au travers de sociétés comme la SABCA; Eurocontrol ou des sociétés de fret implantées dans notre village. Et bien sur, Haren est toujours survolé. Depuis un siècle à présent!!!

    Le nouveau siège de l'OTAN va prendre la place qu'occupait l'aérodrome. Un bâtiment art-déco remarquable, l'ancien "AVIA-PALACE" a été démoli parce que le ministre en charge à l'époque, Emir Kir l'avait jugé "sans intérêt"! J'ai eu la chance de le visiter avant sa disparition. Et je n'ai pas de mots assez forts pour qualifier le sinistre imbécile qui a décidé sa démolition!

    Pour avoir un aperçu de l'AVIA PALACE, cliquez ici

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  • De Cologne à Verdun

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    La guerre 14 18 a parfois eu des conséquences qui, à présent peuvent sembler anecdotiques, mais qui, dans le contexte de l'époque étaient importantes.

    a maes.jpgAinsi, la rue principale de Haren s'appelait jusqu'en 1918 "Keulschestraat" (rue de Cologne). A la fin de la guerre, il était inconcevable qu'une rue porte le nom d'une ville ennemie. La commune de Haren (notre village était encore autonome à l'époque), dont le bourgmestre était Arthur Maes, la rebaptisa donc "Geallierdestraat" (rue des Alliés).

    Ce n'est qu'en 1923, que la Ville de Bruxelles, qui avait annexé Haren deux ans plus tôt, lui donna son nom actuel: "rue de Verdun" en souvenir de la célèbre bataille (certains parlent plutôt de boucherie).

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  • Du pain

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    Ce 16 octobre, c'est la Journée Internationale de l'alimentation qui a pour thème cette année l'agriculture familiale. Les Nations Unies soulignent ainsi l’importance des petits exploitants dans la sécurité alimentaire mondiale.

    La Ville de Bruxelles a choisi de mettre le pain à l'honneur.

    boul01.jpgMais à Haren?, il y a bien longtemps que notre village ne compte plus de boulangerie. Il y a quelques années, un jeune boulanger a bien essayé de s'installer rue Cortenbach, mais il n'a pu résister aux prix "cassés" pratiqués par l'épicerie qui fait aussi dépôt de pain.

    En fait, la dernière boulangerie se situait justement à l'emplacement de l'actuelle épicerie (avant cela elle était à l'angle de la rue du Donjon et de la rue de Verdun). Elle était tenue par une certaine Marie-Ange Hauwaert dont la famille possédait une autre boulangerie près de la place Saint-Vincent à Evere.

    DSCN3038.JPGAutre temps, autre moeurs: en ce temps là, le sac pour emballer le pain coupé était payant (25 centimes de l'époque). Il n'était pas rare de voir des clients ramener leur sac pour le réutiliser. C'était avant que le développement des grandes surfaces ne change la donne.

    DSCN3042.JPGJusque dans les année 70, le pain pouvait aussi être livré  domicile à Haren (à vélo!). Il était donc possible d'avoir du pain frais au petit déjeuner sans devoir sortir de chez soi!

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  • Haren au fil des siècles (X)

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    Dernier volet de l'histoire de Haren selon Alphonse Wauters. Nous publions ici quelques chiffres que l'auteur a mis en annexe de son texte principal et qui donnent une "photographie" de Haren à différentes époques:

    "Haeren (Haren, XIème siècle, 1230, 1241, 1322, etc.) commune du canton de Vilvorde à 1 1/2 l. N.-1 1/4 N.-O. de Bruxelles.

    Territoire: En 1686, Haeren consistait en 492 bonniers, dont 384 bonniers de terres, 119 de pâtures, 2 de bois, 7 d'étangs; le revenu imposable s'élevait à 5038 florins. En 1846, sur une étendue totale de 582 hectares, la commune comprenait 168 ha cultivés en céréales, 7 ha cultivés en plantes industrielles, 74 ha cultivés en racines et fourrages, 64 ha de prairies, 17 a de jardins potagers, 5 ha de jardins d'agrément, 3 ha de bois, 1 ha de bruyères. La verge linéaire avait 18 1/3 pieds de Bruxelles.

    hist10b.jpgNombre d'habitations: En 1835, 30; en 1480, 21; en 1525, 42, dont sept à deux foyers; en 1686, 34 chaumières, des fermes, 2 châteaux, 3 brasseries, 1 auberge, 1 forge; en 1846, 156 maisons dont 3 inhabitées.

    Population: En 1786, 482 habitants; en l'an VIII, 481; au 31 décembre 1831, 599; au 15 novembre 1846, 771, formant 153 ménages; 52 enfants recevaient l'instruction et 182 personnes les secours de la bienfaisance.

    Industrie: 1 brasserie, quelques carrières.

    Dépendances: En 1253, on mentionne le Lieseberch (montagne d'Elise ou Elisabeth), entre Haeren et Evere, et le Dongelberg, près de Haeren; en 1324, le Luusbosch, entre Haeren et Evere (Cartulaire de l'infirmerie du béguinage de Bruxelles); en 1407, l'Oudestrate (juxta vicum dictum de Oudestrate); en 1407, le Platborschsteen (subtus Haren).

    Les régistre de l'état civil commencent en 1659.

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    Pour relire les épisodes précédents:

    "Haren au fil des siècles (I)", cliquez ici

    "Haren au fil des siècles (II)", cliquez ici

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    "Haren au fil des siècles (VIII)", cliquez ici

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  • Haren au fil des siècles (IX)

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    Avant dernier volet de l'histoire de Haren telle que contée par Alphonse Wauters en 1855. Précisons que si le chemin de fer est apparu en 1834 à Haren, ce n'est qu'en 1880 que la gare de formation de Schaerbeek s'est implantée à Haren, et que c'est surtout à partir de ce moment que notre village a connu un développement industriel.

    hist09b.jpg"Le village n'offre aucune importance sous le rapport industriel, mais on a toujours exploité des carrières de pierres à bâtir et à diguer. Au seizième siècle, les échevins, les conseillers et les receveurs de la ville de Vilvorde, afin de faciliter le transport des pierres jusqu'à la Senne, où ils avaient un quai d'embarquement (steengelege), demandèrent à l'empereur Charles-Quint l'autorisation d'ouvrir, à travers les pâtures communes de Haeren, un chemin partant du Harenberch et aboutissant à la Senne, en face du village de Neder-Heembeek (12 uin 1545). Comme ils n'avaient pas d'argent pour effectuer ce travail, Ils en empruntèrent au prévôt général, messire Thierri de Herlaer, à qui ils cédèrent les deux tiers de la propriété de ce chemin et le produit de la steengelege (13 avril 1545-1546). Sous le règne de Philippe II, les habitants du village remarquèrent qu'ils avaient beaucoup à souffrir des inondations de la rivière et des grandes pluies; les eaux n'ayant plus, à cette époque, comme elles l'avaient avant la construction du canal de Willebroeck, la faculté de 'étendre librement dans les prairies. Leurs propriétés ayant été considérablement endommagées pendant l'été de 1570, ils résolurent de faire construire des écluses et des fossés de décharge (arcken, buysen, hoockselen, grachten, enz.) Tous les habitants consentirent à contribuer dans cette dépense, et le gouvernement, dans l'intérêt de quelques pâtures domaniales, se décida à supporter égalemet sa part. Le proet des travaux, après avoir été préalablement examiné par maître Antoine Mockaert, maître des maçonneries du roi, et maître Gérard Bernaerts, maître des charpentes du roi, fut approuvé, à la condition que le village payerait au souverain, tous les ans, un cens de 6 sous (21 mai 1575).

    hist09c.jpgUn fort peu éloigné des Trois-Trous a existé à Haeren, au commencement du siècle dernier. Les prairies voisines sont sillonnées par la Hollebeke, dérivation de la Woluwe, qui vient de Dieghem, et par un autre ruisseau du même nom, le long duquel la ville de Bruxelles a conservé quelques parcelles de terres provenant, à ce qu'il semble, de l'ancienne route de Bruxelles à Malines. Plusieurs prairies voisines ont conservé des noms historiques: une d'elles, consistant en dix bonniers, reçut le nom de Pâture de Clutine, de Béatrix, fille de sire Franc Clutine et femme de Louis de Marbaix; elle se trouve entre Evere et Heembeek. Une autre, située dans la paroisse de Haeren, sous Evere, entre les biens du seigneur de ce dernier endroit et la Pâture de Clutine, s'appelait le pré de Dieghem (d'broeck Van Dyedeghem). Après avoir appartenu à Jean, fils de Jean de Diedeghem, elle passa aux De Cupere dits de Lenaerts. Une troisième, qui se trouvait entre les pâtures communales et la Ganseweyde et qui se composait de six journaux, portait la dénomination assez singulière de Witte muer (le Mur blanc). C'était, ainsi que les deux précédentes, un fief tenu du duché de Brabant; Philippe-René d'Oyenbrugge et sa femme Jeanne d'Enghien le relevèrent, le 10 juin 1608."

    à suivre...

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  • Haren au fil des siècles (VIII)

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    Voici comment parle Alphonse Wauters de l'église de Haren en 1855:

    "Le temple paroissiale de Haeren, qui probablement ne devint le centre d'une circonscription religieuse que vers l'an 1200, porte tous les caractères des édifices de cette époque; seulement, des restaurations nombreuses ont modifié plusieurs de ses parties. Au siècle dernier, on y agrandit les collatéraux de la nef e les prolongeant sur les côtés de l'espace voûté qui supporte la tour, et on éleva, en 1777, le prtail de la porte d'entrée. Les faibles dimensions de l'église, le caractère général de son ornementation, la forme massive des piliers de la nef, qui ont à leurs angles des colonnettes à demi engagées, à chapitaux ornés de feuilles d'acanthe ou de volutes; le peu d'élévation des voûtes, qui sont à nervures croisées, hist08 b.jpgl'arc à peine aigu de la baie latérale au portail, baie dont l'archivolte est décorée d'un tore, tout reporte la pensée vers les premiers temps de l'architecture ogivale. Vers l'an 1600, la foudre ayant consumé une partie de l'église, l'infante Isabelle donna le bois nécessaire pour la reconstruction de la toiture, et l'archiduc Albert gratifia la fabrique de nouvelles cloches. La tour fut alors exhaussée.

    hist08 c.jpgPrès de l'entrée de l'église on remarque un vieux tableau, peint sur panneau, et représentant Sainte Elisabeth de Hongrie soignant des malades; un grand nombre de bonnets d'enfants sont suspendus près de cette peinture, comme témoignage de la vénération des paysans, qui viennent, à Haeren, invoquer Sainte Elisabeth "pour la grosse galle et d'autres maladies de ce genre" . On invoque aussi Sainte Elisabeth pour les enfants atteints de teigne. Il se célèbre en son honneur une grand'messe, le premier mardi du mois, à neuf heures. Dans le choeur, une petite niche gothique, surmontée d'un dais de style flamboyant, renferme une Naissance de Jésus, sculptée en pierre. Elle décore le tombeau du chevalier Rombaud Van Loodt et de sa première femme, sur lequel on voit leurs quartiers: LODES, VANDEVLIETE, VANDENBROEKE, VANDERSTRAETEN; VA HEYST, VANDIRHIT (sic), GHYSBRECHTS, CAMPENHOUT. hist08 d.jpgL'ancien maître-autel, construit en pierres provenant des carrières voisines, sur les dessins de Fay d'Herbe, a disparu, ainsi que le tableau de Cossiers, que l'on y avait placé. Le choeur est fermé par un beau banc de communion, en boiss de chêne, qui a 2 mètres 84 centimètres de hauteur sur 4 mètres 75 centimètres de largeur. Il présente six panneaux: Melchisedech, les Israëlites recueillant la manne dans le désert, l'Arche d'alliance avec les pains azymes, la Cène, le Christ en croix, ayant à ses pieds la Vierge et saint Jean, et les disciples d'Emaüs; des arabesques occupent les montants, sauf celui du milieu, où l'on voit un pélican et ce chronogramme: DOMINVS IESUS VERUS PELICANVS (1678).

    à suivre...

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  • Haren au fil des siècles (VII)

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    Nous n'en avons pas encore fini avec l'histoire notre village, quelques publications seront encore nécessaires pour en venir à bout (du moins telle que rapportée par Alphonse Wauters en 1855):

    "L'évêque Philippe-Erard Vandernoot a légué aux pauvres de Haeren, le 17 septembre 1718, six petites maisons, qui devaient être données à autant de ménages pauvres, à charge de payer seulement, par trimestre, un loyer d'un florin, pour chaque maison. C'était le curé du village et le locataire de la ferme Cortenbach, et, en cas de dissentiment entre eux, le possesseur de cette ferme, qui accordaient le droit d'occuper cez maisons. Quand les deux conjoints, habitant l'une d'elle, étaients morts tous les deux, leurs enfants devaient en sortir et aller ailleurs gagner leur vie. Un incendie a réduit en cendres ce peit hospice, dans la nuit du 3 au 4 mai 1839.

    Le greffe échevinal de Haeren possède une série de régistres aux ad-héritances pour les années 1557 à 1577 et 1626 à 1795; des rôles qui commencent en 1647; un manuel des biens de l'église et des pauvres, datant de 1621; un régistre des biens appartenant à l'église, formé en 1716. L'abbaye d'Afflighem avait à Haeren une cour censale, dont les tenanciers jurés, faute de sceau commun, faisaient sceller leurs actes par les échevins du village (26 avril 1564).

    hist07b.jpgL'église de Sainte-Elisabeth à Haeren avait pour patron de chapitre de Saint-Gudule à Bruxelles, auquel le duc Henri 1er, en 1224, et l'échevin de Bruxelles, Guillaume Pipenpoy, en 1230, donnèrent les dîmes qu'ils possédaient en cet endroit. Dès le commencement du douzième siècle, Everwyn de Schaerbeke, y avait donné un dîme à l'hospice des Douze-Apôtres (depuis de Sainte-Gertrude), à Bruxelles; de temps immémorial, le chapitre de Saint-Vincent à Soignies en prélevait une autre, qu'il abandonna ensuite, en partie au curé du lieu, et en partie au curé d'Evere.

    Vers l'an 1300, les revenus du personnat comprenaient: quatorze bonniers de terres, dont le produit se partageait par moitié entre la personne et celui qui exploitait ce bien, Guillaume, fils de Pierre; deux héritages situés, l'un à Haeren, l'autre à Dieghem; 60 bonniers de bois, ou la personne avait un tiers du produit, dont elle cédait une partie au curé; la petite dîme du village, dont le curé recevait la moitié, et la dîme de dix bonniers qui, après avoir été cultivés, furent convertis en près et dont ne voulut plus payer la dîme. Il y avait dans l'église une chapellinie des Ames (dès l'année 1265), et une chapellinie de Sainte-Elisabeth; celle-ci, dont le possesseur devait célébre la messe trois fois par semaine, fut annexée, avec la matricularia de Haeren, au chapitre des petits chanoines de Sainte-Gudule, en vertu de bulles des papes Eugène IV et Nicolas V, datées du 23 octobre 1445 et du 9 septembe 1447.

    à suivre...

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