Haren au vert - Page 5

  • Balade dominicale

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    marly.jpgAvec le retour des beaux jours, c'était la balade dominicale. Et à l'époque, je vous parle d'il y a plus de quarante ans, c'était à pied que même les enfants dont je faisait partie la faisaient. Et pourtant, l'aller faisait plus de quatre kilomètres. Il fallait d'abord parcourir la rue du Dobbelenberg et la chaussée de Buda avant de traverser la Schaarbeeklei (en faisant attention au tram 58 qui y passait encore). Franchir le pont sur la Senne était pénible tant cette rivière était nauséabonde. La traversée du pont de Buda était plus gaie, son tablier était en bois et à chaque passage de voiture, on entendait ses poutres juste posées s'entrechoquer. Et puis une longue ligne droite, entre le canal et la Cokerie du Marly (et oui, il y avait une industrie sidérurgique aux confins de Haren). La poussière de charbon, omniprésente sur cette route s'insinue dans nos chaussures, augurant un bon décrassage au retour pour le plus grand désespoir de ma mère.

    PICT0003.JPGEt enfin, l'arrivée au parc des Trois Fontaines: ses bois, ses vastes pelouses pour les pique-niques et les jeux, ses étangs, sa fausse grotte (bien réelle pour moi) son immense plaine de jeux avec ses tobogans vertigineux (à mes yeux d'enfant), son mini-golf. Et pour finir la journée, une glace à la terrasse du pavillon Paola qui, dans mes yeux d'enfant, était un palais royal. Ce n'est pas tout à fait faux, car ce parc a été érigé par la volonté de Leopold II. Le retour, c'était souvent sur les épaules de mon père que je l'effectuais.

    Le tram 58 ne passe plus à la Schaarbeeklei; la Senne n'est plus un égout à ciel ouvert, le tablier du pont de Buda est à présent en "dur"; la cokerie du Marly a été démolie et les sols assainis en attendant que BPOST y construise un grand centre de tri; mais le parc des Trois Fontaines, bien qu'amputé d'une partie lors de la construction du viaduc de Vilvorde, est toujours bien là!

    C'est au cours d'une balade vélo que les Brektabeen vous engage à le découvrir.

    Départ de la balade ce dimanche 15 février à 15 heures face à la Maison de Quartier, rue Cortenbach.

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  • Blanches du Keelbeek

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    DSCN3687.JPGLe campement du Keelbeek compte deux nouvelles résidentes: après les poulettes, ce sont deux chèvres blanches qui y ont élu domicile.

    En souhaitant qu'elles ne croisent jamais le grand méchant loup (promoteur).

    Et comme on dit dans ces cas là, toute ressemblance...

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  • Zone menacée

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    PC140135.jpgLe Keelbeek est officiellement une ZAD (entendez Zone A Défendre) depuis ce 14 décembre. C'est en tout cas le message que souhaitent faire passer des citoyens soucieux de préserver cette zone. 

    Ce dimanche se sont donc tenu différentes actions dont la plantation d'un verger et une "inauguration" sous la forme d'une scènette sur un ton humoristique.

    PC140155.jpgCe n'est pas la première action du genre qu'il y a au Keelbeek: au mois d'avril dernier, lors de la Journée des Luttes Paysannes, des pommes de terre avaient été plantés sur une (petite) parcelle. Dès le mois d'août, un campement articulé autour d'une cabane en palettes recyclées permet une occupation permanente des lieux; une yourte chauffée complète à présent ce camp (pour l'hiver). Si ce camp est occupé par des personnes extérieures au village, des harenois y viennent régulièrement et apportent un support logistique et matériel.

    Mais au fait, contre quoi faut-il défendre le Keelbeek?

    PC140150.jpgContre le projet de mega-prison qui fera disparaître de précieuses terres agricoles et une zone naturelle. Mais dans le discours des activistes (pacifiques) on trouve aussi une réflexion sur le système carcéral. Plusieurs études montrerait que de trop grandes prisons seraient néfastes pour une réinsertion et favoriseraient la récidive; et qui dit récidive, dit surpopulation carcérale. On entrerait donc dans un cercle vicieux!

    Il est donc reproché aux autorités fédérales de commettre un crime contre la ruralité  l'instigation de fonctionnaires avec la complicité des autorités régionales.

    Mais à qui profite donc le crime?

    Photos: Fabienne DELCHEVALERIE

    Pour voir l'album photo, cliquez ici

  • Invasives en balade

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    beach flag.jpgLeur nom est une invitation au voyage: Berce du Caucase, Renouée du Japon... Et pourtant, elles causent des dommages quasi irréparables. Importées pour leur aspect décoratif, elles se sont vite montrées envahissantes au détriment de la flore indigène. Elles, ce sont les plantes dites invasives.

    Pour leur balade mensuelle, les Brektabeen ont décidé de vous les faire découvrir et de vous parler des moyens de lutter contre leur envahissement.

    Rendez-vous ce dimanche 16 novembre à 15 heures pour le départ de la balade rue Cortenbach (face à la Maison de Quartier)

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  • Son retour était attendu!

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    1chic02.jpgSon retour était attendu! Je parle d'un véritable symbole de Haren: le chicon de pleine terre. Sa culture a été relancée l'an dernier par l'asbl RURAAL HAREN RURAL. Certes, il y a encore des harenois qui cultivent le chicon de manière traditionnelle, mais uniquement pour leur consommation personnelle.

    Depuis l'an dernier, RURAAL HAREN RURAL refait une production qui permet de satisfaire les vrais amateurs. Car il n'y a aucune comparaison entre le goût d'un vrai chicon de pleine terre (produit uniquement en hiver), et les produits quelconques "cultivés" (sous perfusion) tout au long de l'année qu'on trouve dans les commerces.

    1chic04.jpgCe n'est pas la seule production de l'asbl, tout au long du printemps et de l'été, elle avait réjoui nos palais avec ses légumes de saison; mais incontestablement le "Grond Witloof uit Haren" est son produit phare!

    L'asbl ne disposant pas de magasin (ni de lieu de stockage), les ventes se passent directement au champ (potager rue du Camp, permanence le vendredi de 15h30 à 17h30) ou sur commande via groenten.uit.haren@gmail.com

    En ce moment, les chicons sont en vente à 4€ le kilo pour la catégorie extra (triage fin) et à 3€ le kilo pour la catégorie standard.

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    www.ruraalharenrural.be

    Pour l'histoire, voici le témoignage du fils d'un ancien cultivateur de chicons de Haren:

  • Figaro récompensé

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    Depuis quelques années, la Ville de Bruxelles organise un concours "Fleurir Bruxelles". Il a pour objectif d'encourager tant les particuliers que les commerçants à fleurir leur façade ou leur jardinet. Cinq catégories distinguent les lauréats ( Façades, jardinets, logements sociaux et publics, biodiversité, institutions).

    Et cette année, c'est le Figaro de Haren, Danny Stroobants qui a remporté le premier prix dans la catégorie "façades"!

    Il faut dire qu'en matière de décoration, Danny est bien connu des harenois. Son salon est même devenu une référence en la matière. Pour chaque fête (fin d'année, Saint-Valentin, Pâques, Halloween...) il met un point d'honneur à réaliser des décorations uniques qui changent chaque année.

    Cette récompense méritée ne surprendra donc pas les harenois.

    Au fait, saviez-vous que là ou Danny tient à présent son salon, il y avait autrefois une poissonnerie?

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  • Le temps des semailles

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    Ce lundi, il y avait du travail pour l'agriculteur qui cultive le champ situé rue de l'Osier Fleuri. Il était temps pour lui de semer le blé d'hiver.

    DSCN3108.JPGPour rappel, on appelle blé d'hiver cette céréale qui est semée avant la saison froide mais qui est récoltée en été. La plante a en effet besoin d'une période de gelées pour assurer son bon développement.

    Il est rassurant de voir qu'il existe encore quelques ilots ruraux à Haren (même si dans ce cas-ci, l'agriculteur qui exploite ce champ est extérieur au village). Le cultivateur devra attendre plusieurs mois avant de récolter le fruit de son travail (et plus encore pour en être payé).

    Respect donc pour ces personnes qui nous permettent de nous nourrir et souhaitons que la météo soit favorable à une bonne récolte!

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  • Un site unique

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    Une longue-vue, une paire de jumelles, un appareil photo et un carnet de notes, voici comment étaient équipés les ornithologues que j'ai rejoints ce dimanche matin sur le site du Keelbeek.

    compt02.jpgIls étaient plus matinaux que moi, puisque présents depuis l'aube. Ils étaient là entre autre pour recenser le passage d'oiseaux migrateurs. Déjà, le 4 octobre un comptage à l'échelle européenne avait été réalisé et le site harenois en faisait partie.

    compt03.jpgAlain Boeckx m'explique entre deux observations que le Keelbeek est un site unique en région bruxelloise. L'absence de hautes constructions en fait une route migratoire idéale, de plus sa diversité de milieux (prairie, arbres à hautes tiges mais aussi buissons à baies ou à fruits secs) permet à diverses espèces de trouver leur bonheur, qu'elles soit sédentaires ou qu'elle y fassent étape pour se restaurer ou passer la nuit avant de reprendre leur migration. Une richesse unique en région bruxelloise selon les naturalistes. De quoi contredire des ministres incompétents qui prétendent que ce lieu ne présente aucun intérêt.

    compt04.jpgPendant ma courte présence à leurs cotés, nous avons pu observer, un busard des roseaux, des grives musiciennes, des bergeronnettes, des choucas, des alouettes, des cormorans, un vol d'oies cendrées mais aussi des merles à plastron (la plus forte concentration à Bruxelles d'après les spécialistes.

    En fin de matinée (après mon départ) ils pensaient observer des rapaces sédentaires tels que le faucon crécerelle ou la buse variable.

    On n'a pas fini de parler du Keelbeek!

  • Haren, le village des balades!

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    Les 18 et 19 octobre, les sentiers sont à l'honneur.
    Les samedi 18 et dimanche 19 octobre prochains aura lieu la nouvelle édition de l’action « Rendez-vous sur les sentiers » coordonnée par les ASBL Sentiers.be et Trage Wegen VZW. À travers toute la Belgique, le public se mobilisera pour redonner vie à des chemins et sentiers « oubliés ».
    À cette occasion, le Comité de Haren et Brektabeen organisent différentes activités dont :


    – l’inauguration de la drève de la cabane à Patate qu’ils ont remis dernièrement en
    état.
    – L'entretien citoyen annuel des sentiers « De Beek », « la renarde » et la drève des
    peupliers.
    – Une démonstration de fauchage utilisées notamment pour l'entretien des sentiers.
    – Une balade relaxation « A la recherche de la sérénité à Haren »


    Chacun(e) est invité à venir découvrir la qualité de Haren pour les déplacements doux et notamment pour la détente lors de la balade du dimanche après midi (15h) . Rendez-vous à Haren, sur la place du village, rue Cortenbach 7 à 1130 Haren (arrèt STIB 64 Cortenbach) le dimanche 19 dès 10h (ou dès 9h au café The Old Time pour commencer la journée avec Coco van Babelgem ).
    « Rendez-vous sur les sentiers » est une action qui remet à l’honneur nos chemins et sentiers au profit de la qualité de vie de tous, de la nature, du patrimoine, de la mobilité douce et des loisirs.
    Haren offre une palette large des enjeux liés aux sentiers. Ils sont utilisés pour se rendre aux écoles, ce sont de formidables lieux de rencontre, des liens directs vers les commerces ou autres services. Pourtant ces trésors sont parfois menacés, détournés et parfois fermés sans que les riverains ne connaissent leurs droits. Les histoires ne manquent pas et de nombreuses possibilités
    s'offrent encore pour valoriser d'avantage ou même rétablir le réseau. C'est pourquoi les rendezvous
    sur les sentiers est un événement incontournable depuis 4 ans maintenant à Haren.
    Car par cette action, Sentiers.be entend favoriser, soutenir et donner de la visibilité aux initiatives locales qui redonnent aux petites voies la place qu’elles méritent. C’est aussi l’attente d’un public de plus en plus nombreux de marcheurs, cyclistes et cavaliers. Certains chemins et sentiers sont en effet devenus impraticables : tombés dans l’oubli, envahis par la végétation, entravés par des clôtures, labourés, usurpés par des particuliers peu scrupuleux... Alors que, réhabilités, ils participent au développement d’un tourisme et de loisirs à la fois verts et durables, mais aussi à la mobilité douce quotidienne.
    Les porteurs d’activités l’ont bien compris : pour sauver les chemins et sentiers publics, il faut faire connaître leurs multiples intérêts, mais aussi les remettre en état et les faire (re)découvrir !


    Pour toute information complémentaire sur l’activité de Haren:
    Laurent Moulin, 0499030901, info@1130haren.be.