Haren au vert - Page 4

  • Les enfants du Keelbeek

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    Pour les harenois, les champs du Keelbeek ne sont pas seulement traversés (depuis des siècles) par un sentier reliant notre village à Diegem, c'est souvent aussi un lieu chargé de souvenirs.

    Nombre de gamins y ont joué, parfois en "brossant" la messe du dimanche. C'est souvent là que les harenois ont connu leurs premiers émois amoureux. Et plusieurs enfants y ont été conçus (n'insistez pas, je ne donnerai pas de nom).

    Construire une prison au Keelbeek, c'est voler l'enfance des harenois!

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  • Compter les poilus

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    Lérot 02.jpgRecenser les mammifères présents en région bruxelloise, c'est la tâche que s'est assignée Bruxelles-Environnement en collaboration avec Natagora et Natuurpunt.

    Pour y arriver, ils comptent sur vos propres observations. Si vous repérez un mammifère sauvage, vous pouvez encoder vos obserations sur leur site (cliquez ici pour  accéder) ou mieux, vous pouvez télécharger une application pour votre smartphone qui non seulement vous permettra d'envoyer la photo du mammifère observé mais permettra aussi de géolocaliser précisément votre observation.

    des lerot.pngAlors, si vous croisez renard, lérot, lapin, fouine, chauve-souris, hérisson, sanglier ou autre mammifère, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

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  • Hotel au jardin

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    Ces dernières années, nous avons vu l'apparition de petites maisons dans nos jardins appelées "Hotels à insectes".

    Ces petits bêtes qui sont le plus souvent traitées de nuisibles sont en fait d'une grande utilité et sont aussi très bénéfiques !

    Ceci est une réalité enfin défendue ; grâce à eux nous évitons l'utilisation de pesticides qui en plus de tuer les bons et les mauvais insectes, dégradent la qualité de la flore environnante !

    Nos petits amis en plus de lutter contre les parasites, favorise la pollinisation qui rappelons le est le procédé naturel de reproduction pour beaucoup de plantes , d'arbres fruitier aussi ... si de tel insectes disparaissaient comme le disait Albert Einstein cela mènerait à brève échéance à la disparition de l’humanité.

    Nous pouvons lutter en offrant un jardin qui contribue et favorise la biodiversité. Ces hôtels à insectes, souvent réalisés à partir de matériaux de récupération, seront installés avant l'hiver et dès l'arrivée du printemps, la vie qui en prendra possession nous procurera bien des étonnements!

    Quels sont ces insectes ?

    hi02.jpgLes abeilles solitaires ( les osmies) ont l'abdomen poilu et roux, elles favorisent la pollinisation.

    REFUGE: Des le printemps elles s'installent pour y pondre , dans des tiges creusées, des bûches percées ou des baguettes de bambou.

     

     

    hi03.jpgLes coccinelles alias "la petite bête à bon dieu ", grande prédatrices de pucerons .

    REFUGE: sous les amas de feuilles mortes , des tiges creuses, des planchettes espacés.

     

     

     

    hi04.jpgLe pemphédron se nourrit de larve de pucerons. Cette petite guêpe noir est inoffensive et solitaire.

    REFUGE: des bottes de tiges à moelle ( sureau , ronce).

     

     

     

    hi05.jpgLe syrphes , cette mouche qui ressemble à une guêpe à une double utilité , ses larves mangent les pucerons et adultes assurent la pollinisation .

    REFUGE: tige molle.

     

     

     

    hi06.jpgLes chrysopes se nourrissent de pucerons .

    REFUGES: tiges molles , bûche percée , boite remplit de papier froissé.

     

     

     

    hi07.jpgCarabes dorés , coléoptère surnommé " la jardinière" leurs larves sont de grandes dévoreuses de parasites (balanin des noisettes , le carpocaspe,...)

    REFUGE: vieille souche, sous des morceaux de bois .

     

     

     

    hi08.jpgL' aphidius sa morphologie tient de la guêpe et du moucheron. Ses larves parasites les pucerons et s'y développent à l'intérieur, ainsi que de nombreux membres de sa famille ( hyménoptère) qui sont des parasites à l'état de larve pour des espèces nuisible tel que ; les pyrales, le piéride, les chenilles mineuse des feuilles....

    REFUGE: bois , canisse

     

     

    hi09.jpgLe perce oreille ou le forficule sont friands des pucerons .

    REFUGE: pot de fleur retourné rempli de foin , paille, fibre de bois...

     

     

     

    hi10.jpgLa libellule , elle dévore un grand nombre d'insectes; moustique, mouches , taons, papillons...

    REFUGE: étang

     

     

     

    hi11.jpgLa fourmi est très utile . Elle aère la terre et élimine les vers blanc ( larve de hannetons) et ronge la dépouille d'animaux .

    REFUGE: sol

     

     

     

     

    hi12.jpgLe papillon est aussi utile que l'abeille car il rempli aussi la fonction de pollinisateur .

    REFUGE: le lierre près d'un mur.

     

     

     

    Voici une liste d'insectes importants qui habitent nos jardins, et avec lesquels la cohabitation devrait être pacifique et complémentaire.

    Stéphanie GUILMAIN

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  • Saules réjouisseurs

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    DSCN3884.JPGAu mois de septembre, je vous parlais de l'abattage des peupliers du chemin du Keelbeek (relire l'article en cliquant ici). Ceux-ci, présentant un certain danger en cas de grands vents, il était nécessaire pour la sécurité de les couper. Mais, la Ville de Bruxelles, propriétaire du terrain, avait promis de replanter des arbres. Et effectivement, des saules ont été replantés.

    Certes ils sont encore jeunes et... un peu dépouillés en cette fin d'hiver, et cette essence n'a pas la "majesté" du peuplier, mais pourquoi pas...

    Trop d'arbres sont actuellement abattus à Haren (souvent sans permis) sans qu'un autre ne soit replanté; alors quand il y a une bonne initiative, il me semble important de la signaler!

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  • Balade dominicale

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    marly.jpgAvec le retour des beaux jours, c'était la balade dominicale. Et à l'époque, je vous parle d'il y a plus de quarante ans, c'était à pied que même les enfants dont je faisait partie la faisaient. Et pourtant, l'aller faisait plus de quatre kilomètres. Il fallait d'abord parcourir la rue du Dobbelenberg et la chaussée de Buda avant de traverser la Schaarbeeklei (en faisant attention au tram 58 qui y passait encore). Franchir le pont sur la Senne était pénible tant cette rivière était nauséabonde. La traversée du pont de Buda était plus gaie, son tablier était en bois et à chaque passage de voiture, on entendait ses poutres juste posées s'entrechoquer. Et puis une longue ligne droite, entre le canal et la Cokerie du Marly (et oui, il y avait une industrie sidérurgique aux confins de Haren). La poussière de charbon, omniprésente sur cette route s'insinue dans nos chaussures, augurant un bon décrassage au retour pour le plus grand désespoir de ma mère.

    PICT0003.JPGEt enfin, l'arrivée au parc des Trois Fontaines: ses bois, ses vastes pelouses pour les pique-niques et les jeux, ses étangs, sa fausse grotte (bien réelle pour moi) son immense plaine de jeux avec ses tobogans vertigineux (à mes yeux d'enfant), son mini-golf. Et pour finir la journée, une glace à la terrasse du pavillon Paola qui, dans mes yeux d'enfant, était un palais royal. Ce n'est pas tout à fait faux, car ce parc a été érigé par la volonté de Leopold II. Le retour, c'était souvent sur les épaules de mon père que je l'effectuais.

    Le tram 58 ne passe plus à la Schaarbeeklei; la Senne n'est plus un égout à ciel ouvert, le tablier du pont de Buda est à présent en "dur"; la cokerie du Marly a été démolie et les sols assainis en attendant que BPOST y construise un grand centre de tri; mais le parc des Trois Fontaines, bien qu'amputé d'une partie lors de la construction du viaduc de Vilvorde, est toujours bien là!

    C'est au cours d'une balade vélo que les Brektabeen vous engage à le découvrir.

    Départ de la balade ce dimanche 15 février à 15 heures face à la Maison de Quartier, rue Cortenbach.

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  • Blanches du Keelbeek

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    DSCN3687.JPGLe campement du Keelbeek compte deux nouvelles résidentes: après les poulettes, ce sont deux chèvres blanches qui y ont élu domicile.

    En souhaitant qu'elles ne croisent jamais le grand méchant loup (promoteur).

    Et comme on dit dans ces cas là, toute ressemblance...

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  • Zone menacée

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    PC140135.jpgLe Keelbeek est officiellement une ZAD (entendez Zone A Défendre) depuis ce 14 décembre. C'est en tout cas le message que souhaitent faire passer des citoyens soucieux de préserver cette zone. 

    Ce dimanche se sont donc tenu différentes actions dont la plantation d'un verger et une "inauguration" sous la forme d'une scènette sur un ton humoristique.

    PC140155.jpgCe n'est pas la première action du genre qu'il y a au Keelbeek: au mois d'avril dernier, lors de la Journée des Luttes Paysannes, des pommes de terre avaient été plantés sur une (petite) parcelle. Dès le mois d'août, un campement articulé autour d'une cabane en palettes recyclées permet une occupation permanente des lieux; une yourte chauffée complète à présent ce camp (pour l'hiver). Si ce camp est occupé par des personnes extérieures au village, des harenois y viennent régulièrement et apportent un support logistique et matériel.

    Mais au fait, contre quoi faut-il défendre le Keelbeek?

    PC140150.jpgContre le projet de mega-prison qui fera disparaître de précieuses terres agricoles et une zone naturelle. Mais dans le discours des activistes (pacifiques) on trouve aussi une réflexion sur le système carcéral. Plusieurs études montrerait que de trop grandes prisons seraient néfastes pour une réinsertion et favoriseraient la récidive; et qui dit récidive, dit surpopulation carcérale. On entrerait donc dans un cercle vicieux!

    Il est donc reproché aux autorités fédérales de commettre un crime contre la ruralité  l'instigation de fonctionnaires avec la complicité des autorités régionales.

    Mais à qui profite donc le crime?

    Photos: Fabienne DELCHEVALERIE

    Pour voir l'album photo, cliquez ici

  • Invasives en balade

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    beach flag.jpgLeur nom est une invitation au voyage: Berce du Caucase, Renouée du Japon... Et pourtant, elles causent des dommages quasi irréparables. Importées pour leur aspect décoratif, elles se sont vite montrées envahissantes au détriment de la flore indigène. Elles, ce sont les plantes dites invasives.

    Pour leur balade mensuelle, les Brektabeen ont décidé de vous les faire découvrir et de vous parler des moyens de lutter contre leur envahissement.

    Rendez-vous ce dimanche 16 novembre à 15 heures pour le départ de la balade rue Cortenbach (face à la Maison de Quartier)

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  • Son retour était attendu!

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    1chic02.jpgSon retour était attendu! Je parle d'un véritable symbole de Haren: le chicon de pleine terre. Sa culture a été relancée l'an dernier par l'asbl RURAAL HAREN RURAL. Certes, il y a encore des harenois qui cultivent le chicon de manière traditionnelle, mais uniquement pour leur consommation personnelle.

    Depuis l'an dernier, RURAAL HAREN RURAL refait une production qui permet de satisfaire les vrais amateurs. Car il n'y a aucune comparaison entre le goût d'un vrai chicon de pleine terre (produit uniquement en hiver), et les produits quelconques "cultivés" (sous perfusion) tout au long de l'année qu'on trouve dans les commerces.

    1chic04.jpgCe n'est pas la seule production de l'asbl, tout au long du printemps et de l'été, elle avait réjoui nos palais avec ses légumes de saison; mais incontestablement le "Grond Witloof uit Haren" est son produit phare!

    L'asbl ne disposant pas de magasin (ni de lieu de stockage), les ventes se passent directement au champ (potager rue du Camp, permanence le vendredi de 15h30 à 17h30) ou sur commande via groenten.uit.haren@gmail.com

    En ce moment, les chicons sont en vente à 4€ le kilo pour la catégorie extra (triage fin) et à 3€ le kilo pour la catégorie standard.

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    www.ruraalharenrural.be

    Pour l'histoire, voici le témoignage du fils d'un ancien cultivateur de chicons de Haren: