Biodiversité - Page 5

  • Grenouille rousse, faune de Haren

    grenouille 1.jpgCeux qui ont la chance d'habiter à proximité d'une mare ou d'un petit étang la connaissent bien; la grenouille rousse (Rana temporaria) est en effet avec le crapaud commun les batraciens les plus fréquents dans notre région. 

    Assez massive, elle possède un museau arrondi et des pattes robustes. Sa peau présente quelques verrues, et est brun grisâtre à roux voire rouge brique, vert ou jaunâtre, avec des marques sombres. Le ventre est clair et parfois tacheté. Une large tache sombre incluant les tympans est visible à l’arrière des yeux, et se prolonge parfois jusqu’au museau. Leur pupille est horizontale et l’iris est doré. Les adultes mesurent de 6 à 10 cm de long. Les mâles, généralement plus gris, sont un peu plus petits que les femelles et possèdent des sacs vocaux internes. Les oeufs, pondus en amas flottant, sont noirs au-dessus et blancs en dessous, et mesurent 2 ou 3 mm de diamètre. Les têtards, mesurant environ 4,5 cm, sont brun foncé à noir et ont une crête le long du corps.

     

    grenouille.jpgLa Grenouille rousse sort de sa période d’hibernation dès la fin du mois de février. Elles entament alors des migrations massives vers le site de ponte, par temps humide et lorsque les températures atteignent au moins cinq degrés pour rejoindre leur lieu de reproduction, ces grenouilles étant bien souvent fidèles à leur site d’origine. Lors de l’accouplement, le mâle s’accroche au dos de la femelle via les aisselles. Les femelles posent dans l’eau leurs œufs en amas flottant, chaque amas pouvant comporter de 700 à 4 500 œufs. Il n’y a en principe qu’une ponte ou un amas d’œufs pondus par femelle. Une fois les pontes déposées, les adultes regagnent leurs quartiers d’été, souvent proches de leur lieu d’hibernation. Les œufs se développent en 2 à 4 semaines. A l’éclosion, les têtards restent d’abord en groupe près du lieu de ponte. Ils migreront ensuite au fond de l’eau avant de se disperser un peu partout dans l’étang. Leur développement jusqu’à la métamorphose s’étend sur 3 à 5 mois. Il arrive parfois que les têtards ne se métamorphosent que l’année suivante. La plupart du temps, les pontes et têtards subissent des pertes considérables, et seuls 1% à 6% des œufs donnent des petites grenouilles. Aux alentours du mois de novembre, les Grenouilles rousses entrent en hibernation, et passent l’hiver en général dans la boue au fond de l’eau ou sur la terre ferme, dans des abris humides sous des pierres, de vieux troncs, tec. Elles atteignent l’âge adulte qu’à la fin de la deuxième année. Une Grenouille rousse vit en moyenne 6 à 10 ans dans nos régions, parfois 13 ans.

    Généraliste, la Grenouille rousse se nourrit principalement de nombreux invertébrés, dont les vers de terre, les arachnides, les limaces, ainsi qu’un grand nombre d’insectes, y compris aquatiques. Les têtards mangent plutôt du zooplancton, des morceaux de plantes et d’algues, des petits invertébrés aquatiques, et également divers détritus et cadavres de petits animaux. Les jeunes grenouilles consomment des petites proies (larves d’insectes, collemboles, etc.).

    Le héron cendré est sont plus redoutable prédateur, mais aussi la couleuvre à collier (déjà observée au Poelbos à Jette, mais jamais à Haren). A ces deux prédateurs "naturels", il faut ajouter les tortues de Floride, qui relachées dans nos mares et nos étangs font de véritables ravages sur les pontes et les tétards.

     

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  • Pipistrelle, faune de Haren

    pipistrelle_1.jpgC'est à la nuit tombée qu'on observe son vol en zigzag, et si à l'occasion elle n'hésite pas à voler très près des humains, que les dames se rassurent, elles ne s'accrochent jamais aux cheveux.

    La pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus) est la plus petite des chauves souris européennes, et la plus fréquente en Belgique. Sont corps ne dépasse pas les 2 centimètres avec une queue d'environ 3 centimètres; son envergure atteint les 24 centimètres et son poids varie de 3,5 à 8 grammes.

     

    pipistrelle1.jpgElle est insectivore, et son régime est constitué principalement de moustiques, mais aussi de petits lepidoptères et autres insectes nocturnes. Les lampadaires et autres lampes de jardin attirant les insectes, il n'est pas rare de la voir chasser à proximité de ces sources de lumière.

     

    Sa vue est basse, et comme toutes les chauves souris, elle se dirige et repère ses proies par écholocation (ultrasons).

     

    pipistrellecavew.jpgNocturne, elle dort la journée (la tête en bas) dans un abris calme. Chez nous, faute de cavités naturelles, elle se choisit des greniers (dont le mien), ou parfois même l'arrière de volets qui ne sont plus manoeuvrés. Il existe aussi des abris artificiels (types nichoirs adaptés) qui peuvent les accueillir en été.

    Insectivore, elle est contrainte d'hiberner, ce qu'elle fait dans un lieu à température constante, mais qui peut être le même que son abris d'estive si celui-ci répond aux conditions.

     

    pipistrelle-bat-008.jpgElle atteint sa maturité sexuelle à entre 1 et 2 ans. La femelle met bas à un, parfis deux petits qui sont sevrés vers la fin du mois d'août. Sa longévité peut atteindre 17 ans!

    Chaque année, à Bruxelles et en Wallonie, est organisée un "Nuit de la Chauve Souris". Des balades guidées nocturnes vous permettent de découvrir les chiroptères. Cette année, cet événement se tiendra le 25 août. A Bruxelles, il aura lieu à Anderlecht et Auderghem (Rouge-Cloître). Malheureusement, pas au Moeraske ou au parc Walckiers comme les années précédentes. Renseignements: http://www.natagora.be/index.php?id=710

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  • Goélands et mouettes s'installent

    Goeland argenté.jpgCertes, grâce à son avant-port situé entre le pont de Buda et le pont Van Praet, donc à Haren et Neder over Heembeek, Bruxelles se targue d'avoir un port maritime; mais de la à voir des goélands et des mouettes toute l'année...

     

     

     

     

    Goeland_argente_juv_1B_30072005_-_St_Guenole.jpgCes laridés viennent naturellement à l'intérieur des terres en hiver, pour fuir les tempêtes hivernales et trouver de la nourriture facilement, trop semble-t-il, car depuis quelques années, il semble que des populations se soient sédentarisées. La présence de nombreux juvéniles, facilement reconnaissables chez le goéland argenté (Larus argentatus) grâce à leur plumage gris moucheté, laisse penser qu'ils se reproduisent également chez nous.

     

     

    IMG_0138.JPGPour le moment, ces populations semblent se concentrer autour du canal et de la Senne, mais, peut-être les verra-t-on disputer aux pies, corneilles, renards et chats domestiques le contenu de nos sacs poubelles. Il semblerait qu'à Ostende, elles soient devenues trop envahissantes et vont importuner les touristes qui mangent en terrasse. Goélands et mouettes remplaceront-ils un jour nos pigeons?

    L'espèce la plus présente est le goéland argenté (Larus argentatus) mais j'ai aussi constaté la présence de mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus).

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  • Etourneau, faune de Haren

    etourneau.jpgAllié des agriculteurs, redouté par les arboriculteurs, l'étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) est un passereau fréquent dans nos régions.

     S'il est apprécié par les agriculteurs, c'est parce qu'il est principalement insectivore, et il leur rend donc service. Par contre, il ne dédaigne pas complèter son régime avec des fruits et particulièrement les cerises, d'où l'ire des arboriculteurs! D'autant qu'il est très grégaire et se présente fréquemment en bandes de plusieurs centaines voire milliers d'individus. Il n'est pas rare de voir, surtout au coucher du Soleil, des nuées d'étourneaux dans un impressionnant ballet aérien. Le soir, il se choisit un dortoir, généralement un arbre, sur lequel plusieurs centaines d'individus trouvent place. etourneau vol 2.jpg

    La proximité des hommes ne l'effraie pas, aussi ces dortoirs peuvent se trouver en ville, et comme l'oiseau est bavard, je vous laisse deviner ce que la concentration de plusieurs centaines d'individus peut donner. Certaines municipalités usent donc de divers moyens d'éfarouchement, dont le recours à des rapaces pour les éloigner.

    Plus que le merle, l'étourneau est un parfait imitateur. Ainsi, j'ai eu la chance d'en héberger un (né en captivité) qui non seulement imitait parfaitement la voix humaine (mieux qu'un perroquet) mais surtout les bruits domestiques tels qu'ouvertures de portes ou sonneries de téléphones (j'ai décroché plusieurs fois alors que c'était lui qui avait "sonné").

    L'étourneau sansonnet niche dans des trous, dont il chasse volontiers d'autres espèces, ce qui peut entraîner une compétition pour les sites de nidification. Pour les lieux de nidification, en région bruxelloise, il entre en compétition directe avec l'espèce invasive que constitue la perruche à collier; comme celle-ci est très agressive, l'étourneau régresse dans notre région. 

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  • Cloporte, faune de Haren

    cloporte.jpgTant son nom, que son apparence n'ont rien de glamour, pourtant, je suis certain que vous invitez volontiers ses cousins à votre table. En effet, le cloporte est un crustacé, comme le homard, la langouste les crevettes ou le crabe. Ce sont les seules espèces de crustacés (il y a plusieurs espèces de cloportes) qui ont réussi à s'affranchir complètement du milieu aquatique (il existe des espèces de crabes terrestre, mais qui doivent retourner à l'eau pour se reproduire).

    Pour pouvoir respirer à l'air libre, il a du s'adapter: ses branchies sont contenues dans des poches contenant de l'eau et fermées par une fine membrane permettant l'échange d'oxygène.

    Bien qu'à première vue cela ne semble pas évident, son corps est divisé en trois parties:

    cloprtes.jpg-la tête ou céphalon porte les organes sensoriels (yeux composés, deux paires d'antennes dont une très réduite et difficilement observable) et les pièces buccales.

    -Le thorax ou péréon est composé de 7 segments. La partie ventrale de chaque segment porte une paire de pattes marcheuses. Le cloporte possède ainsi 14 pattes, ce critère facilement observable permet de le différencier des insectes.

    -L’abdomen ou telson composé de 5 segments porte les organes respiratoires et reproducteurs.

    Certaines espèces sont capables de se rouler en boule dans un réflexe de défense.

    Le cloporte est lucifuge et habituellement nocturne. Cela le pousse à rechercher des endroits sombres et humides qu'il colonise en groupes. Il se rencontre sous les feuilles ou les écorces, dans le bois mort, dans les anfractuosités rocheuses ou dans les caves. Le cloporte est un détritiphage qui s’alimente de la matière végétale morte en décomposition. Il contribue ainsi au recyclage de la nécromasse et permet un retour plus rapide des nutriments dans le sol. Il peut aussi s'attaquer aux végétaux vivants, aux racines, aux fruits, etc., mais il ne présente pas pour autant une menace pour les cultures.

    Le cloporte vit entre 2 et 3 ans en effectuant des mues mensuelles. Il atteint sa maturité sexuelle à l'âge de 3 mois à 1 an selon les espèces. Un cloporte femelle maintient les œufs fertilisés en dessous de son corps dans une poche incubatrice appelée marsupium. Après un mois d'incubation, la mère semble alors « donner naissance » à sa progéniture.

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  • Aeschne bleue, faune de Haren

    Aeschne-bleu-mle-a22534596.jpgLibellule de grande taille, son envergure est d'environ 11 centimètres pour un corps de 75 millimètres, l'aeschne bleue (Aeshna Cyanea) est relativement fréquente. Si son développement larvaire est lié à l'eau, l'aldulte se rencontre souvent loin des mares. Elle semble préférer les mares de petites tailles à condition qu'elles comportent des plantes à tiges émergeantes.

    Tant au stade larvaire (aquatique) qu'adulte, c'est un redoutable prédateur. Les larves possèdent des pièces bucales qu'elles projetent sur leurs proies pour les saisir. Les adultes chassent principalement en vol. A l'instar des hélicoptères, elles sont capables de vols stationnaires ou de changements brusques de direction, ce qui laisse peu de chance à leurs proies bien que la vitesse de leur vol n'excède pas les 25 kilomètres/heure. 

    larve_e1.jpgDès qu'un mâle repère une femelle, il l'attrape par la tête à l'aide d'appendices qu'il porte à l'arrière du corps, appelés « cerques abdominaux ». Ensuite, la femelle recourbe et place l'extrémité de son abdomen contre le deuxième segment abdominal du mâle. Entre-temps, le mâle transfère son sperme du huitième au second segment, adoptant une posture caractéristique, en cercle.

    La femelle arrimée à l'abdomen du mâle, les deux libellules exécutent quelques zigzags dans le ciel, puis se posent sur des végétaux, mais seul le mâle s'accroche à une tige. L'accouplement dure environ dix minutes s'il n'est pas perturbé par les conditions climatiques ou l'arrivée impromptue d'un autre mâle.

    L'accouplement terminé, le mâle lâche la femelle et reprend ses acrobaties aériennes. Quant à la femelle, elle demeure quelques instants sur les végétaux avant de partir en quête d'un site favorable à la ponte.

    exuvie1.jpgLa femelle dépose les œufs sur l'eau, dans des végétaux morts, voire dans des mousses, exceptionnellement dans des végétaux vivants. À l'aide de sa petite tarière, organe allongé situé à l'extrémité de l'abdomen, elle perce le tissu des plantes pour y insérer ses œufs, qu'elle range soit en ligne droite, soit en deux rangées parallèles.

    Elle s'observe le plus souvent en fin de journée.

     

     

     

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  • Triton alpestre; faune de Haren

    Triton-alpestre-2zm.jpgAutrefois très fréquent à Haren, il souffre de la disparition de son milieu naturel au profit de constructions ou de parcs "civilisés". On peut toutefois le voir encore autour des rares milieux humides qui subsistent ou près de certaines mares amménagées par des particuliers.

     Le Triton alpestre est un animal amphibien. S'il passe une partie de l'année sur terre, il a aussi besoin d'eau pour se reproduire et pondre des œufs qui donneront des larves aquatiques. En phase terrestre, il ne sort de sa cachette que la nuit et rampe lentement sur le sol à la recherche de nourriture. À l'inverse, en phase aquatique, il n'hésite pas à se déplacer et se nourrir parfois en plein jour. C'est un bon nageur qui peut passer plusieurs minutes en apnée dans l'eau froide.

    triton.jpgAu printemps, les tritons quittent leur retraite hivernale pour rejoindre une mare à leur convenance. Pour cela, ils détectent les plans d'eau à distance grâce à l'odorat et doivent sûrement mémoriser leurs localisations d'une année sur l'autre.

    Ils muent et perdent leur peau rugueuse et terne (phase terrestre) pour une peau lisse plus colorée qui permet une respiration partielle dans l'eau (phase aquatique). Les mâles acquièrent des couleurs encore plus visibles et une petite crête le long du corps.

    Pour se reproduire, chaque mâle se poste devant une femelle en lui exhibant ses couleurs et ondule la queue de manière à lui envoyer une substance qui l'attire et la séduit. Si l'effet fonctionne, la femelle est comme hypnotisée et suit docilement le mâle qui largue alors un petit sac contenant ses spermatozoïdes : c'est le spermatophore. Il avance un peu puis s'arrête au bout de quelques centimètres de manière à ce que le paquet se retrouve au niveau du cloaque de la femelle et s'y colle.

    Triton_alpestre.jpgCes petits ballets sont répétés pendant plusieurs semaines. La femelle fécondée se met alors à pondre ses œufs un à un dans la végétation aquatique. Elle pond chaque œuf (transparent et d'un diamètre d'environ 2mm) sur une feuille de plante aquatique ou tout autre support végétal inondé (feuille morte, herbe). L'œuf étant collant, elle replie le végétal autour de celui-ci avec ses pattes arrière et lui confectionne ainsi une espèce de petit écrin où il sera caché des prédateurs.

     

     

  • Fouine, faune de Haren

    fouine 3.jpgPetite par la taille, elle n'en est pas moins un redoutable prédateur! La fouine (Martes foina) ne fuit pas la présence humaine, allant même jusqu'à squatter nos greniers ou nos remises.

    Ce ne sont pas les seuls "témoignages" de sa proximité avec nous, puisqu'elle peut faire de véritable ravages dans les poulaillers, ou, à la recherche d'oeufs, elle peut massacrer tous les occupants sous l'emprise de la panique sans pour autant les consommer... Elle aurait aussi une attirance pour certaines substances contenues dans les durites  de certaines marques de voiture (mettez une fouine dans votre moteur, bonjour le dépanneur...) ou des isolants de câbles électriques. Des pannes de secteur seraient dues à des fouines qui auraient mangé les isolants de cabines électriques... pour leur malheur, d'ailleur!

    Fouine.jpgCes deux caractéristiques font qu'elle est classée parmi les "nuisibles". Pourtant, elle joue un rôle de prédateur efficace  en chassant souris et rats dans notre environnement immédiat.

    Les fouines sont des animaux solitaires, comme la plupart des autres espèces de martres. Elles évitent leurs congénères en dehors des périodes de reproduction. Il s'agit d'animaux territoriaux qui marquent leur territoire avec des secrétions et le défendent au moins contre d'autres fouines de même sexe. La grandeur du territoire est variable, mais reste inférieure à celui de la martre commune. Leur grandeur va de 12 à 210 hectares et varie en fonction du sexe (les territoires des mâles sont plus grands que ceux des femelles), de la saison (ils sont plus petits en hiver), de l'habitat (ils sont plus grands en campagne qu'en ville) et de la nourriture disponible.

    Son activité est surtout nocturne. Elle est opportuniste et se nourrit selon les saisons, de petits mammifères, de fruits, d'oiseaux, de déchets trouvés près des habitations. Il lui arrive de dévaster un poulailler lorsqu'elle est à la recherche d'œufs. Excitée par la panique créée chez les poules, elle tue tout ce qui bouge. Bien qu'essentiellement carnivore, les produits végétaux (baies et fruits) constituent une part importante de son alimentation.

    fouine-2.jpgLa femelle met bas une fois par an, en mars ou en avril, bien que l'accouplement ait eu lieu durant l'été précédent (juin à août). Cette période de huit mois est due à la dormance, mais le temps effectif où la mère porte ses petits est d'un mois.

    La portée de la fouine compte de deux à cinq petits qui naissent aveugles et nus. Ils ouvrent les yeux après un mois, sont sevrés après deux mois et sont indépendants à l'automne. La maturité sexuelle est atteinte entre 15 et 27 mois.

    L’espérance de vie de la fouine est d’approximativement 12 ans.

  • Buse variable, faune de Haren

    BuseVariable_posee01_GB.jpgOui il y a encore de vrais rapaces à Haren (je parle des oiseaux de proie, pas des promoteurs).

    La buse variable (Buteo Buteo) doit son nom à la grande diversité de plumage que peuvent présenter les individus, allant du blanc au brun sombre. Ce rapace de taille moyenne a une longueur de 51 à 56 cm et une envergure qui varie entre 1.15 et 1.3 m. Les mâles sont plus légers que les femelles. Les mâles pèsent entre 500 et 1100 grammes et les femelles entre 700 et 1300 grammes.

    buse_variable_dico_1g.jpgSon terrain de chasse préféré sont les espaces ouverts tels que les champs, on l'observe souvent à l'affut, perchée sur un poteau. Elle a néanmoins besoin d'arbres pour y nicher. Les couples semblent fidèles. La reproduction a lieu en avril-mai. La femelle pond de deux à quatre oeufs dont l'incubation durera entre 33 et 35 jours.

    Son régime alimentaire est composé à 80% de micro-mammifères, il est complèté par des batraciens, des reptiles ou des oiseaux. A l'occasion, elle peut se saisir d'un lapin, mais c'est la plus grosse proie que sa morphologie lui permet de chasser.

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  • Petit gris, faune de Haren

    helix_aspersa_1.jpgUn cauchemar pour les jardiniers, un régal pour les gourmets. Voici comment décrire en peu de mots ce mollusque plutôt fréquent chez nous. Helix Aspersa Aspersa se rencontre dans toute l'Europe, et n'en déplaise aux français des Charentes qui voudraient se l'aproprier, ou plus près de chez nous les namurois, il est autant apprécié partout en cuisine.


    Sa coquille mesure à l'état adulte, entre 28 et 35 mm pour un poids de 7 à 15 gr, elle s'enroule généralement dans le sens des aiguilles d'une montre, les individus "sénestres" (ceux dont la coquille s'enroule dans le sens opposé) ne se rencontrent que 1 fois sur 20000 individus environ.

    Dans la nature, son repas préféré sont les feuilles d'ortie, mais nos potagers lui offrent un garde-manger très prisé.

    Comme tous les mollusques, il a besoin d'humidité, aussi, ne le voit-on sortir qu'à la nuit tombée ou après une pluie. Il hiberne mais, si l'été est particulièrement chaud et sec, il estive également. Il génère alors un opercule de mucus qui une fois durci, ferme sa coquille et le protège de la déshydratation; il peut ainsi rester inactif plusieurs semaines; dès que l'humidité revient il reprend son activité normale.

    Helix_aspersa x2.jpgIl est hermaphrodite (il a les deux sexes) toutefois, il a besoin d'un partenaire pour se reproduire, ils se fécondent mutuellement en se plaçant tête-bèche. Ils pondent peu après environ 85 oeufs dans un trou.

    Helix aspersa est sourd et quasiment aveugle mais ses tentacule sont équipés de deux «nez» (épithéliums olfactifs) très puissants. Simplement en balançant ses tentacules pour détecter les odeurs qui l’entourent, l’escargot peut repérer une cible à plus d’une centaine de mètres.

    Il est peu sensible à la pollution et accumule donc les toxiques sans en être affecté. Il est donc déconseillé de les "cueillir" pour les consommer sous peine de se voir intoxiqué, dans ce but il vaut mieux faire appel aux élevages qui se sont multipliés ces dernières années.

    Helix_aspersa-5.jpgLeurs prédateurs naturels sont le hérisson, l'orvet, certains oiseaux et des mouches qui pondent directement dans le corps du mollusque. Plutôt que d'utiliser des produits chimiques qui sont peu efficaces, les jardiniers devraient favoriser la venue des prédateurs en leur ménageant des abris dans un coin du potager.

    Le petit gris n'est pas la seule espèce d'escargot qu'on peut croiser à Haren, Helix Pomatia (le fameux escargot de "Bourgogne") est aussi présent, mais il  en a encore d'autres...