Biodiversité - Page 3

  • Gyrin, faune de Haren

    gyrin01.jpgOn les voit à tourner à la surface des mares, semblant ne pas savoir ou aller, d'ou leur surnom de tourniquets. Les gyrins sont une famille de coléoptères (il y a plusieurs espèces).

    Flottant à la surface de l'eau, on ne voit donc la plupart du temps que leur dos, leurs pattes immergées leur servant à la propulsion. Ils sont plutôt farouches et s'éloignent dès qu'on s'en approche. Les gyrins ont la particularité de posséder deux paires d'yeux. Une se trouve en surface et leur servent à voir venir les prédateurs aériens; la seconde est sous l'eau et leurs servent à voir les poissons.

    gyrin03.jpgSi leurs larves se nourrissent essentiellement de petits organismes, les imagos (adultes) participent également à la décomposition des matières organiques.

    Dotés d'ailes, ils ont la capacité de voler, mais ils utilisent rarement cette faculté si ce n'est pour fuir ou pour changer de mare.

    gyrin02b.jpg

  • Rat, faune de Haren

    rat 1.jpgNuisible pour certains, sympathique animal de compagnie pour d'autres, le rat laisse rarement indifférent.

    On rencontre chez nous principalement deux espèces: le rat noir (Rattus Rattus) et le rat brun encore appelé rat d'égout ou surmulot (Rattus Norvegicus). Comme son nom latin ne l'indique pas, ce dernier est originaire d'Asie et n'est arrivé en Europe vers 1750.

    Contrairement au surmulot qui ne dédaigne pas nager, le rat noir préfère les endroits secs, et on le trouve surtout là ou il y a du grain qui est sa nourriture de prédilection. On lui attribue les grandes épidémies de peste noire, en réalité ce sont les puces dont il est porteur qui étaient le vecteur de la maladie. Quoi qu'il en soit, là ou étaient stockées les céréales, greniers et Moulin étaient des foyers de cette terrible maladie!

    rat 3.jpgLe régime alimentaire du surmulot et plus omnivore que celui de son cousin, on pourrait même dire qu'il est calqué sur celui de l'homme (il est capable d'utiliser ses pattes avant comme des mains). C'est d'ailleurs surtout dans nos poubelles qu'il trouve sa pitance. Ce régime plus varié que celui du rat noir, a probablement contribué à la régression de ce dernier au profit du rat brun.

    Le rat d'égout a un comportement social. Il vit en groupe de vingt à deux cent individus sous la direction d'un mâle dont la suprématie peut être contestée au cours de rixes. Très intelligent, certains auteurs n'hésitent pas à dire que le jour ou l'homme disparaîtra, c'est le rat qui prendra sa place.

    Une femelle peut donner naissance à une soixantaine de petits par an, et donc pourrait compter jusqu'à 1000 descendants en une année. Mais comme souvent dans la nature, il y a une autorégulation de la population en fonction de l'abondance de nourriture; à nous d'éviter de leur servir le couvert si on veut éviter de les voir proliférer.

    rat 4.jpgSi on ne peut attribuer la peste au rat brun, il reste néanmoins un vecteur de maladies telles que la leptospirose.

    Nos chats domestiques peuvent s'y attaquer, mais face à un rat adulte en bonne santé, nos félins font rarement le poids.

    Le rat est facile à apprivoiser, et est depuis des années un compagnon fort agréable.

    Sa facilité de reproduction en a fait l'animal de laboratoire par excellence; à ce titre, il a rendu de nombreux services à l'humanité.

    Voici les deux facettes de ce petit animal.

    Service de désinfection de la ville de Bruxelles:

    02 274 16 71

    rat 2.jpg

     

  • Devine qui vient manger chez nous aujourd'hui

    merle ver b.jpgSous ce long titre, se cache l'opération de recensement des oiseaux que mène l'association Natagora ce week-end des 2 et 3 février.

    cover_DQO2013_01.jpgEn réalité, ce sont les citoyens qui sont sollicités pour compter les oiseaux par espèce présents dans leurs jardins. Une heure de comptage sur les deux jours peuvent suffire, mais rien ne vous empèche d'élargir ou de multiplier ces périodes. L'association a publié une brochure très complète (à télécharger ici) expliquant toute la procédure et, décrivant les espèces les plus communes dans nos jardin afin de vous aider à les identifier (description visible ici).

    Le résultat de vos comptages sont à faire parvenir à l'association via un formulaire en ligne (cliquez ici) ou en remplissant et en renvoyant le formulaire qui se trouve à la fin de la brochure.

    nourr 1.jpg

    Alors, quels seront vos hôtes ce week end? 

  • Lepisme, faune de Haren

    lepisme 1.jpgVoici encore un hôte de nos habitations dont on ignore généralement l'existence. Le lépisme, appelé aussi poisson d'argent est pourtant très fréquent. Mais ses moeurs nocturnes; il est lucifuge; sa petite taille, sa rapidité font qu'il est rarement observé.

    Mesurant entre 10 et 15 mm adulte, le poisson d'argent a une tête pourvue d'yeux à facettes partiellement développés, tête prolongée par deux longues antennes. Son abdomen se termine par trois « queues » appelées cerques. Il est très habile et véloce.

    Les jeunes sont blancs et prennent la couleur argentée trois à quatre semaines après leur naissance. Un lépisme vit en moyenne trois ans, bien que des individus aient dépassé les sept ans.

    lepisme 2.jpgPolyphage, il se nourrit de détritus, denrées alimentaires, moisissures, exuvies d'acariens, cheveux au sol, papier, coton, lin, soie, viscose…

    Commun en habitat domestique et forestier, notamment dans les cuisines et les salles de bains, il affectionne particulièrement les milieux poussiéreux et les locaux humides et chauds : un taux d'humidité supérieur à 75 % ainsi qu'une température de 27 °C semblent propices à son développement.

    Les lépismes ne présentent aucun danger direct pour l'homme mais sont considérés comme des nuisibles pour celui-ci en raison de leur présence dans les habitations, bien que d'un point de vue strictement biologique, ce soient des nettoyeurs des recoins où ni balai, ni aspirateur ne peuvent passer. Ils peuvent cependant causer des dégâts considérables aux livres et liasses de papier, et sont considérés comme une plaie des services d'archives et des bibliothèques.

    lepisme 3.jpg

  • Sympathiques envahisseuses

    perruche-a-collier-male-2011-01-19.jpgLeurs cris caractéristiques nous font lever la tête depuis quelques années. Elles, ce sont les perruches qui ont colonisé Bruxelles.

    En fait, trois espèces se partagent l'espace de la région: la perruche à collier, la perruche Alexandre et la conure veuve. Les deux premières espèces sont d'aspect très semblable et peuvent être confondues.

    Elles se serait dispersées dans Bruxelles suite à la fermeture du parc Meli (actuellement Brupark) et se seraient parfaitement adaptées aux conditions de vie de notre capitale (la chanson de Pierre Perret a encore fait des dégats!).

    perruche.jpgSi elles se dispersent pendant la journée à la recherche de nourriture, les perruches à collier et les perruches Alexandre se réunissent le soir dans de grand dortoirs. A Haren, les deux principaux se situent sur les sites de l'Otan et de la STIB, mais, multiplication des individus oblige,, de nouveaux sites voient le jour.

    Il pourrait paraître sympathique qu'un oiseau exotique se multiplie chez nous; pourtant cela porte préjudice à notre faune locale. Les perruches à collier nichent en effet dans des cavités normalement occupées par nos écureuils ou nos oiseaux indigènes, elles ont aussi un régime alimentaire proche et leur agressivité laisse peu de chance à leurs éventuels concurrents.

    Les sociétés de protection de la nature cherchent donc à limiter leur population, parfois en collaboration avec les autorités; mais à ce jour, aucune solution efficace n'a été trouvée.

    perruche-a-colllier-2012-01-02.jpg

  • Oiseaux et hiver

    nourr 1.jpgFaut-il nourrir les oiseaux en hiver? Si en été, ils trouvent abondance de nourriture, nous évitant au passage une explosion d'insectes, nos milieux se sont considérablement appauvris et n'offrent plus guère de haies constituées d'arbustes à baies qui offraient une pitance hivernale à nos amis à plumes.

    L'idéal serait donc de replanter ces essences mais aussi des arbres fruitiers tels que des pommiers sur lesquels on ne ramasserait pas tous les fruits mûrs. Mais cette solution idéale n'est pas toujours applicable, aussi, un nourrissage est le bienvenu.

     

     

    Quand faut-il nourrir les oiseaux?

    nourr 4.jpgEn cas de gel persistant, de périodes enneigées ou de pluies continues et prolongées. Les oiseaux sont très routiniers, aussi disposez toujours la nourriture aux mêmes endroits et renouvelez-la à heure fixe.

     

    Que leur donner?

    Le commerce offre une variété de "boules" et autres "chaussettes" de nourriture prêtes à l'emploi. Il est toutefois possible de les préparer soit-même avec des graines achetée dans un commerce spécialisé, et éventuellement en les aglomérant dans du saindoux ou de la graisse à friture non utilisée. Éviter la mie de pain qui peut occasionner des troubles digestifs, parfois mortels. En cas de gel, n'oubliez pas de fournir de l'eau, dans un récipient peu profond et de préférence muni d'une grille à mailles moyennes afin d'éviter que les volatiles ne s'y baignent et gèlent par la suite.

    Ou disposer la nourriture?

    PICT0319.JPGEn hauteur (min 1,75 m), de préférence au sommet d'un piquet lisse auquel ne pourrait pas grimper un chat. Même bien nourris, nos matous conservent un instinct de prédateur. Pensez aussi à abriter la nourriture, l'humidité peut la rendre impropre. Certaines espèces préfèrent les filets aux mangeoires ou inversément. Variez donc les modes de distribution.

    PICT0960.JPG

     

  • Pholcus, faune de Haren

    Pholcus_7024.jpg

    La météo devient franchement automnale, c'est le moment de s'intéresser aux animaux qui trouvent gîte et couvert dans nos habitations.

    Il semble fragile avec ses longues et fines pattes, certains pourraient aussi trouver sa démarche élégante, pourtant, s'il est tout à fait inoffensif pour l'homme, le pholcus (pholcus phalangioides) n'en est pas moins un redoutable prédateur. Il n'hésite pas à s'attaquer à des guèpes voire une tégénaire, araignée plus massive et d'apparence plus robuste (relire "Tégénaire, faune de Haren" en cliquant ici).

    pholcus chasse.jpgOn le trouve dans les caves, dans les coins des pièces, en haut des fenêtres où il tisse une toile irrégulière (rien à voir avec la géométrie parfaite de la toile des épeires). Il s'y tient accroché, les pattes en haut, le corps en bas. Dérangé, l’animal peut fuir mais la plupart du temps il fait vibrer sa toile, et elle tremble tellement qu’il en disparaît presque de la vue.

    Pour se reproduire, le mâle va approcher la femelle avec prudence car elle pourrait le prendre pour une proie potentielle et le consommer. Il va donc faire vibrer la toile de la femelle suivant un rythme particulier afin de se faire reconnaître par elle. La femelle, une fois fécondée, va pondre ses œufs dans une construction de soie, le cocon. Elle va le transporter avec elle constamment jusqu'à l'éclosion de ses petits. Ceux-ci, qui ne sont capables de subvenir à leurs besoins qu'au bout de quelques jours, vont rester sur la toile de la femelle.

    Pholcus_phalangioides_6900.jpg

  • Pie, faune de Haren

    pie 03.jpgAvec sa livrée noire et blanche, on pourrait la croire en tenue de soirée, la pie (pica pica) est le plus petit de nos corvidés (famille des corbeaux et corneilles) mais pas le moins fréquent.

    Elle s'est remarquablement adaptée à la présence de l'homme, et en a même tiré profit. Elle est omnivore et nos sacs poubelles sont pour elle une source de nourriture non négligeable, il est fréquent de la voir percer les sacs pour en tirer quelque pitance, la disputant au corneilles, chats domestiques et renards. Certains font d'ailleur le lien entre l'accroissement de sa population ces dernières années avec l'abandon des poubelles "en dur" au profit des sacs plastique.

    pie 01.jpgPeu farouche et plutôt pugnace, elle n'hésite pas à s'attaquer à d'autres oiseaux, même de sa taille comme des tourterelles ou des pigeons. De nombreux cas de pies venant se servir directement dans les assiettes des clients attablés en terrasse sont régulièrement rapportés.

    Elle niche au sommet des arbres (ou d'un support de remplacement en ville) dans un nid de brindilles souvent agrémenté d'objets brillants (pie voleuse?). La femelle pond de trois à dix oeufs qu'elle couve pendant trois semaines. Les petits quittent le nid au bout de quatre semaines.

    Comme tous les corvidés, elle a un don d'imitation qui ferait pâlir de jalousie un perroquet. Sa longévité moyenne serait d'une quinzaine d'années, le record enregistré pour un spécimen en captivité est de 21 ans.

    pie 02.jpg

  • 1000 nichoirs

    nichoir b.jpgSi les constructions humaines se multiplient à un rythme effréné à Haren, cela a des conséquences néfastes sur la faune et la biodiversité en général. En effet, bon nombre d'arbres et d'espaces végétalisés disparaissent au profit de la brique et du béton.

    Chacun à son échelle, peut contribuer à préserver une certaine biodiversité, par exemple en maintenant un coin de végétation "sauvage" dans son jardin ou en plantant des arbustes à baies (mûriers, groseilliers, framboisiers...).

    nichoir.jpgOffrir des nichoirs aux espèces "cavernicoles" est aussi une bonne initiative. Et l'automne est le meilleur moment pour les installer. En effet, leurs futur occupants mettront à profit les mois d'hiver pour choisir l'endroit ou ils nidifieront.

    Le choix de l'emplacement est important, en hauteur, à l'abris des prédateurs (dont nos matous font partie) et en évitant que le trou d'envol ne soit orienté vers les vents dominants.

    S'il existe dans le commerce des nichoirs tout prêts, il est possible d'en construire aisément soit-même. La forme et les dimensions étant différentes en fonction des espèces, je vous renvoie vers un site internet qui présente des plans adaptés: http://nichoirs.net/

    nichoir%20chauve-souris_jerome_morin_web-ornitho_2.jpgIl est également possible de faire des dortoirs pour chauves-souris: (cliquez ici)

     

     

     

    Après le plan 1000 logements de la Ville et de la région, si on lançait le plan 1000 nichoirs pour Haren?

  • Tégénaire, faune de Haren

    tegenaria5.jpgCombien de maris ou de compagnons n'ont-ils pas été appelés au secours par leur blonde parce qu'une grosse araignée se trouvait dans la baignoire?

    Il y a beaucoup de chance pour que cet animal soit une tégénaire. Cet arachnide a depuis longtemps colonisé les habitations humaines dans lesquelles elles jouent un rôle d'insecticide naturel; mais, elles sont incapables de gravir des parois trop lisses, c'est pourquoi elles se trouvent souvent coincées au fond de nos éviers ou de nos baignoires!

     Deux espèces principales se partagent nos habitations: la tegenaria domestica et la tegenaria gigantea. Cette dernière est plutôt impressionnante: le corps de la femelle peut atteindre une longueur de 18 mm (soit un diamètre de 8 à 10 cm avec les pattes).

    tegenaria size-01.jpgSa taille et son aspect velu pourraient faire penser à une mygale, avec laquelle elle n'a rien à voir. Malgré sa taille, elle est tout à fait inoffensive pour l'homme.

    Elle fait une toile en forme d'entonoir qu'elle recommence chaque nuit. Elle en sort peu, attendant qu'une proie passe à portée et s'y prenne. En fait, ce n'est qu'au moment de la reproduction, en automne, que les mâles s'aventurent "au dehors" à la recherche d'une femelle (c'est le moment ou on les voit le plus). Dès qu'il trouve la toile d'une femelle, il s'annonce en tapotant sur la toile. Si la belle l'accepte, ils s'accoupleront, et, s'il a de la chance il pourra repartir, sinon elle le dévorera un fois le devoir conjugal accompli! 

    La femelle pondra une centaine d'oeufs sur lesquels elle veillera. A leur naissance, le premier repas des petites araignées sera... leur mère...

    Une femelle tégénaire vit cinq ans.

    tegenaria.jpg